Balotelli: la preuve que le talent ne fait pas tout

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Mario Balotelli a signé cet été chez les Reds de Liverpool. Après des premières semaines au cours desquelles certaines voix s’inquiétaient de la capacité d’adaptation de l’italo-ghanéen dans un collectif extrêmement huilé qui a permis au club de la Mersey de lutter la saison dernière jusqu’à la dernière journée pour le titre de champion d’Angleterre, mais où une grande majorité du peuple de Liverpool s’extasiait de cette arrivée et entonnait déjà une chanson en son honneur; Super Mario est aujourd’hui critiqué de toute part pour ses performances en dent de scie et son inefficacité devant le but (aucun but en neuf journées de Premier League, son seul but sous ses nouvelles couleurs a été marqué en Ligue des Champions). Certes, l’équipe au complet effectue un début de saison à des années lumières de des prestations collectives entrevues la saison dernière, et l’avant-centre n’est certainement pas le seul à blâmer. Mais on sous-estime grandement l’impact, sportif ou non, de l’arrivée d’un joueur tel que Balotelli dans un effectif qui tourne à merveille.

Certains résument les maux des Reds au seul départ de Luis Suarez au Barça cet été. C’est oublier les nombreux matchs auxquels l’Uruguayen n’a pas participé la saison dernière, du fait notamment de sa suspension suite à la morsure sur Ivanovic. Une absence qui n’avait pas empêché les hommes de Brendan Rodgers de marcher sur l’eau, en particulier la triplette Coutinho-Sturridge-Sterling. Si le gros point faible de ce début de saison reste la défense centrale, dont le rendement du croate Lovren, arrivé lui aussi cet été en lieu et place de Daniel Agger, laisse à désirer; il ne faut pas pour autant omettre que le Danois jouait très peu l’année dernière et que hormis Cissokho, le reste des défenseurs ayant pris part à l’exploit de la saison dernière sont toujours là.

Le problème de Liverpool est vraisemblablement ailleurs. Le fameux dicton « on ne change pas une équipe qui gagne » prend ici tout son sens. En effet, tout comme on ne change pas de poste un joueur en confiance et qui fait des merveilles de peur de nuer à son rendement, on ne modifie pas un groupe qui est sur une dynamique collective extraordinaire, a fortiori s’il s’agit d’y intégrer un joueur réputé pour ses écarts de comportement et pour les déstabilisations qu’il peut engendrer au sein d’un groupe. De plus, s’agissant d’une vedette achetée une (petite) fortune, il faudra lui trouver une place de titulaire et tenter de l’y installer, voire s’y entêter comme le fait actuellement Brendan Rodgers. A la déstabilisation du groupe s’ajoute ainsi la destabilisation du collectif sur le terrain, Balotelli n’étant visiblement pas prêt, et cela se voit à chacunes de ses prestations, à s’epanouir dans un collectif tel que celui de Liverpool.

Si le but de cet article n’est pas de remettre tous les maux des Reds sur le compte de l’Italien, il ne faut pas non-plus sous-estimer l’importance de la prise en compte d’éléments et de qualités autres que le seul talent individuel lors du recrutement d’un joueur. Balotelli est l’exemple parfait du joueur dont le talent immense ne fait pas tout. Les risques collatéraux, si tant est qu’ils aient été étudiés, ont été acceptés par les dirigeants de Liverpool et par le coach Brendan Rodgers qui s’est lancé le défi de tirer le meilleur de Balotelli.

La grande force de cette equipe l’année dernière, outre le talent à revendre des joueurs la constituant, était une dynamique de groupe basée sur des jeunes talents aimant jouer ensemble et encadrés par quelques joueurs d’expérience. Il n’y avait certainement pas mieux que l’arrivée d’un joueur de la trempe de Balotelli pour casser cette dynamique…

 

Lahcen SENHAJI 

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