Coupe de France – 1/4 de finale | Les notes de Angers-Bordeaux (2-1)

    Homme du match : Ndoye (7,5) : Le capitaine angevin a pris très à cœur son rôle de taulier et de capitaine. Rugueux au milieu de terrain, son travail dans les duels aériens ainsi qu’à la récupération et à la conservation du ballon auront été primordiaux au succès de son équipe. Il aura été la pierre angulaire d’un succès collectif et solidaire, apportant sa volonté et sa détermination pour pousser ses coéquipiers dans la bonne direction. Une performance exemplaire couronnée par une superbe réalisation (67e) et par une ouverture superbe pour Diedhiou (13e) qui a apporté une superbe occasion de doubler la mise. Un véritable exemple suivi de près par ses coéquipiers.

    Angers SCO :

    Letellier (6,5) : Sa double parade en fin de match aura été un véritable tournant dans cette rencontre (80e). Mais au-delà de ça c’est également un très bel arrêt devant Rolan (75e), de bonnes sorties et un face-à-face pas très bien négocié devant Sankharé (18e) qui engendrera l’égalisation. Soirée calme marquée par un dernier quart d’heure animé mais parfaitement géré.

    Manceau (6) : Énormément d’activité pour le latéral du SCO dans son couloir autant en attaque qu’en défense. On l’a retrouvé sur tous les fronts pour offrir des espaces et des solutions à ses coéquipiers dans son secteur, tout en les fermant pour les adversaires. De bons retours défensifs malgré quelques errements et des erreurs de replacement sur les attaques rapides. Des pertes de balles assez fréquentes dans le secteur offensif et des faiblesses parfois visibles dans les duels. Match volontaire mais du déchet à effacer.

    Pavlovic (5) : Le défenseur croate a vécu beaucoup de difficultés tout au long de la soirée. Il aura eu beaucoup de mal à trouver son rythme et à se caler sur le jeu adverse pour réellement peser sur les offensives bordelaises. Son placement était trop fréquemment approximatif, laissant souvent des opportunités dans sa zone à ses adversaires. Il aura tout de même fait preuve d’agressivité et d’envie, parfois même trop, lui coûtant un avertissement (58e) pour un tacle dangereux sur Ménez. Performance à demi-teinte sans jamais être réellement sanctionné à l’arrivée.

    Thomas (5) : Peu sollicité pendant la quasi-intégralité de la rencontre, le taulier de la défense angevine ne se sera dévoilé qu’en fin de match pour repousser, souvent avec application et dévouement, les offensives girondines pour maintenir le score là où il voulait le voir. Tout de même quelques errements ainsi que des erreurs de placement, se voyant notamment mal aligné sur l’égalisation bordelaise (18e). Match moyen où il a tout de même su répondre comme il le fallait.

    Martinez (Non noté) : Remplacé sur blessure à la 24e par Capelle (6,5), l’ancien clermontois n’étant à l’origine pas prévu dans le XI majeur, il est rentré par la force des choses tôt dans la rencontre et a prouvé que ce poste pouvait lui aller à merveille. Il a été très fort et solide dans l’arrière-garde, ne se trompant que rarement face aux nombreuses provocations d’Ounas, permettant de bonnes projections vers l’avant pour ses coéquipiers, et pour lui-même aussi parfois, apportant quelques bons ballons dans la boîte pour créer le danger. Match très professionnel où il a su prendre sa chance là où le hasard lui a laissé.

    Santamaria (6,5) : Match de sentinelle très propre de sa part. Il a su s’imposer dans les duels et ne laisse que peu d’espaces à l’attaque adverse, bloquant régulièrement et efficacement les projections bordelaises pour permettre aux siens d’encore mieux repartir, parfois en surnombre. Une arme importante employé dans un rôle très défensif tant on l’a rarement vu dépassé la moitié de terrain balle au pied, laissant ses partenaires se charger du reste. Solide et brave, il a pesé à sa manière sur le sort de ce match.

    Ndoye (7,5) : Voir ci-dessus.

    Mangani (6,5) : Sa patte gauche aura une fois de plus été un apport technique de choix et de qualité pour son équipe, tant les ballons qu’il distillait depuis le milieu de terrain, longs ou courts, devant ou en retrait, ont été exploités par le SCO, et ce souvent avec réussite et efficacité. Il a endossé avec succès le rôle de l’organisateur pour créer le jeu et faire vivre le ballon, soit en assurant sa conservation, soit en l’envoyant intelligemment vers l’avant pour créer le danger dans les derniers mètres. Un excellent match de sa part pour construire un succès et un passage vers les demies.

    Pépé (6,5) : Une première période exemplaire du jeune ivoirien qui a provoqué à répétitions depuis son couloir droit, créant le danger et la cohue dans le camp adverse pour mettre à mal les défenseurs bordelais en jouant de ses qualités athlétiques et techniques, apportant souvent le ballon devant le but pour offrir des opportunités franches à ses partenaires, à l’image de son superbe centre pour Kévin Bérigaud (8e) après une course spectaculaire. On a senti plus de frustration et de difficultés dans le 2e acte, le voyant perdre plus de ballons, commettant souvent des fautes par la suite. Remplacé à la 77e par Bamba, qui aurait pu marquer à 2 reprises (92e, 93e) pour finalement butter à chaque fois sur Carrasso.

    Diedhiou (6,5) : Un match très propre et professionnel pour l’avant-centre sénégalais qui aura travaillé à longueur de temps sans jamais rechigner pour mettre la pression sur les premières relances et pour peser sur la défense girondine par sa puissance et son abnégation. Une performance exemplaire à laquelle il n’a manqué que le but, qu’il a frôlé à une seule reprise (13e) qui aurait pu finir au fond sans une parade miracle de Carrasso.

    Bérigaud (7) : Sa force de percussion et sa bonne volonté auront beaucoup apporté à ses coéquipiers tant il s’est donné dans son couloir pour forcer la décision, le retrouvant même en défense à de nombreuses reprises, notamment entre la 21e et la 23e où Martinez était aux soins sur le bord du terrain. En attaque, il a apporté de bonnes accélérations dans son couloir dans un duel qu’il a globalement dominé face à Gajic. Il est l’auteur de l’ouverture du score (8e) en devançant Jovanovic et Gajic pour couper au premier poteau un centre de Pépé. Il disparaîtra malheureusement des radars pendant la quasi-intégralité de la 2nde période jusqu’à se remontrer avec une louche qui se transformera avec énormément de réussite en passe décisive pour Ndoye (67e). Match plein pour l’ancien éviannais, remplacé à la 82e par Sunu.

    Girondins de Bordeaux :

    Carrasso (7) : Il a fait tout ce qu’il a pu pour retarder l’échéance tant ses parades furent nombreuses et importantes, malheureusement pas décisives. Il a repoussé le ballons à de très nombreuses reprises sur sa ligne, essayant du mieux qu’il a pu de forcer la décision en faveur de son équipe dans cette rencontre. Il a tenu bon mais n’a rien pu faire, même si on pourra déplorer peut-être une erreur de placement sur la reprise victorieuse d’Ndoye (67e). Ses relances ont en revanche été trop approximatives.

    Gajic (5) : Il a globalement eu de très grosses difficultés dans son couloir, notamment dans les face-à-face dans son couloir ainsi que dans son marquage, manquant souvent à son devoir, se relâchant trop souvent dans son placement, laissant des espaces dans son dos, ce qui apportera notamment l’ouverture du score angevine (8e). Moins sollicité en seconde période, on ne l’a néanmoins pas retrouvé, ou très peu, dans le secteur offensif pour créer des dédoublements et des solutions pour ses coéquipiers. Match compliqué et mal négocié par le jeune serbe.

    Lewczuk (5) : Soirée ratée pour le polonais qui a souvent pêché dans ses relances ainsi que dans son placement, subissant très lourdement le pressing agressif de Diedhiou et de Mangani. Il a souvent eu de grosses difficultés à proprement renvoyé le ballon mais aussi à le récupérer, manquant trop fréquemment d’envie et de mordant pour empêcher ses adversaires de progresser, à l’image de son face-à-face avec Diedhiou (13e). Performance trop moyenne marquée par une déviation malheureuse vers Ndoye qui emmènera le dernier but de la rencontre (67e).

    Jovanovic (4,5) : Le jeune défenseur slave a pris des salves de tous les côtés sans jamais réellement réussir à les négocier. Il a subi énormément de difficultés et n’a que trop rarement été capable de se rattraper, provoqué sans jamais répondre. Il n’a presque jamais été capable de récupérer le cuir et fut la plupart du temps débordé dans son secteur, comme lors de son un contre un perdu face à Pépé (8e) qui mènera Angers vers l’ouverture du score. Soirée compliquée pour prestation médiocre.

    Pallois (4,5) : Replacé dans le couloir gauche forcé par un choix tactique très surprenant de Jocelyn Gourvennec, l’ancien niortais a tout simplement vécu un calvaire indescriptible tant il a pris l’eau à longueur de temps. Ce poste ne lui allait clairement pas et ça s’est vu pendant l’intégralité de la rencontre tant se fut rude et long pour lui. Ses montées étaient trop rares et surtout inintéressantes, ses centres n’apportant presque jamais le danger, et c’est surtout en défense qu’il a souffert tant il n’a jamais pu faire parler sa puissance et ses qualités défensives dans un rôle trop peu habituel pour lui. Soirée glaciale pour lui malgré quelques réajustements en fin de match ainsi qu’une énorme occasion manquée devant Letellier (80e).

    Toulalan (6,5) : Son activité au milieu de terrain fut encore stratosphérique tant il fut actif dans son secteur et même au-delà, démontrant également une sérénité et une propreté exemplaire dans ses transmissions et ses interventions défensives. Un match une fois de plus à son image tant il s’est montré volontaire et acharné, essayant tant bien que mal de booster ses coéquipiers par des transversales impeccables et une conservation de balle maîtrisée. Match une fois de plus très solide et professionnel pour l’ancien international français.

    Plasil (4) : Un vrai fantôme. On ne l’aura jamais vu dans aucun secteur de jeu durant toute la partie, ne le retrouvant jamais en attaque ni même à la récupération, ne le voyant que comme une véritable ombre ne touchant le ballon que trop rarement, ne participant même pas à la conservation du ballon. Invisible, il est remplacé à la 70e par Laborde.

    Sankharé (6) : Après un premier acte excellent de la part de l’ancien guingampais où son travail de conservation du ballon et de projection offensive furent de vrais atouts, faisant même parler une science du placement digne d’un véritable attaquant pour égaliser (18e), son deuxième acte ne fut que relâchement permanent de frustration et de colère, commettant des fautes et des pertes de balles à la chaîne, incapable de retrouver la solution pour relancer et redynamiser le jeu de son équipe. Match en 2 chapitres blanc puis noir de l’international sénégalais.

    Ounas (5) : Malgré des preuves de bonne volonté et de nombreux ballons intéressants à négocier, le jeune prodige bordelais n’a jamais su faire la différence et a montré de nombreuses difficultés dans les face-à-face, perdant le ballon à de trop nombreuses reprises sans réellement créer le danger, à l’exception d’une passe décisive lumineuse pour Sankharé (18e). Pas vraiment inspiré, il est remplacé à la 63e par Kamano.

    Rolan (5,5) : Il a tenté sans jamais réussir. Il a essayé de se montrer et de faire la différence, mais son envie et son abnégation n’auront pas été suffisantes face à la réussite du portier adverse (75e, 80e). Il a parfois essayé de presser les relances adverses, mais trop par intermittences, mais se retrouvait trop souvent seul et découragé dans ce cas-là. Il a souvent été sevré de ballons et a tenté comme d’habitude de dé-zoner très souvent pour aller le chercher. Soirée malheureuse pour l’international uruguayen.

    Ménez (4) : Il aura une fois de plus paru démotivé dans son couloir tant son apport autant en attaque qu’en défense parut inexistant. Il n’a presque jamais proposé d’appels et de retours pour ses coéquipiers, laissant souvent Pallois se dépatouiller seul derrière et Rolan seul devant. On ne pourra lui allouer qu’une bonne opportunité (55e) contré par Pavlovic. Remplacé à la 63e par Malcom.