* Serie A (ITA) *

Série A - 23ème j. | Les notes de Inter Milan - AC Milan (4-2)


Homme du match: Stefan de Vrij (7,5) : Le défenseur international néerlandais a constamment tenté d’apporter sérénité et confiance à ses comparses de la défense. Il s’est notamment imposé dans les airs face à Ibrahimovic (9’) ou bien encore sur corner. Cependant, il n’a pas pu lutter contre les assauts venant des côtés. Malgré ses efforts, il ne peut éviter l’ouverture du score milanaise. En seconde mi-temps, il continue sur ce bon état d’esprit. Il va être récompensé pour son engagement en marquant à la 70’ un superbe but sur une tête décroisée qui permet de donner l’avantage à l’Inter.

 

Inter Milan (3-5-2)

 

D. Padelli (4) : Une première mi-temps catastrophique pour le goal de cette formation de l’Inter. En effet, sur les deux seuls tirs cadrés de l’AC Milan, Padelli a encaissé deux buts! En seconde mi-temps, il s’est retrouvé face à une autre équipe de l’AC Milan, bien moins dangereuse. Il a su apparaître serein et assurer l’essentiel.

D. Godin (4) : L’expérimenté défenseur uruguayen était aligné au sein d’une défense à trois. Positionné à droite, l’ancien de l’Atlético n’a pas été suffisamment frais physiquement pour barrer le passage à Hernandez et Rebic. Godin a donc mis son équipe en difficulté, laissant passer tous les assauts adverses en première période.

S. De Vrij: Voir ci-dessus.

M. Skriniar (4) : Aligné sur le côté gauche, Skriniar a, à l’instar de Godin face à Hernandez, éprouvé de nombreuses difficultés face à la fraîcheur et la fugacité de Castillejo qui a pu se promener sur le terrain comme bon lui semblait.

A. Candreva (7) : Le milieu de terrain international italien est l’un des seuls joueurs de son équipe a ne pas avoir perdu son esprit en première période. En effet, dès qu’il avait la balle, il ne s’empressait pas de la lancer loin devant mais a plutôt cherché à construire le jeu avec calme, patience et intelligence. Ce travail primordial lui a ainsi permis de donner de bons ballons depuis son côté droit. Des centres manquant de précisions mais qui ont eu le mérite d’exister. En seconde mi-temps, Candreva a continué à distiller de bons ballons  avec cette fois-ci plus de soutien de la part de ses coéquipiers. Remplacé par V. Moses (80’) qui deviendra passeur décisif pour le dernier but de Lukaku.

N. Barella (7) : Après une première mi-temps fantomatique, Barella va être l’un dès plus motivé dès le retour des vestiaires pour aller marquer ce but pour tenter de changer la physionomie de ce match. Il va participer au second but en étant le joueur qui va servir Sanchez pour permettre finalement à Vecino de marquer. Barella a fait montre d’un excellent état d’esprit dans cette seconde mi-temps et a permis cette remontée de l’Inter au tableau d’affichage.

M. Brozovic (6) : Une première mi-temps qui peut être vue comme une véritable traversée du désert. Quasiment aucun ballon touché et aucune influence dans le jeu. Cependant, en seconde mi-temps, la rage de Brozovic va se faire sentir. A la 51’ il ne se pose aucune question en armant cette reprise de volée qui annonce le début de la fin pour l’Ac Milan.

M. Vecino (6) : Même constat que pour Brozovic. Une première mi-temps indigne de son rang et une seconde mi-temps où il a fait montre de ses nombreuses qualités, comme la finition à la 53’ où il marque le deuxième but de son équipe.

A. Young (5) : Le joueur prêté par ManU n’est pas réellement apparu en progression par rapport à sa prestation face à l’Udinese la semaine dernière. Il a eu peu d’influence et n’a pas assez couru pour toucher le ballon.

R. Lukaku (6) : Le belge pouvait-il terminer un match sans marquer? Mission impossible. A la 90+ 3’, aucune pitié, Lukaku enfonce le clou dans les dernières secondes. Ce match pouvait être présenté comme un duel entre deux grands attaquants, Ibrahimovic d’un côté et Lukaku de l’autre. Malgré une piètre prestation sur l’ensemble des 90mn, Lukaku sort gagnant de ce match et a encore fait parler son sens du but et son efficacité record.

A. Sanchez (5,5) : Le chilien prêté par ManU jusqu’à la fin de la saison, faisait ce soir à l’occasion de ce bouillant derby, son retour après une longue période d’indisponibilité du à une blessure musculaire. Ce dernier n’a aujourd’hui qu’un seul objectif: prouver aux dirigeants milanais et britanniques, que son talent n’a pas disparu. Plongé dans cette mission reconquête, Sanchez a montré des signes positifs qui peuvent présager un avenir moins sombre qu’il ne parait. Ainsi, en début de partie, on n’a pu observer un chilien qui décrochait pour toucher le ballon et faire des passes entres les lignes des défenseurs. Il doit encore travailler pour se montrer régulier dans son investissement mais aussi améliorer son placement vis à vis de Lukaku pour faciliter l’accès au but.  Remplacé par C. Eriksen (72’).

 

AC Milan (4-4-1-1)

 

G. Donnarumma (3,5) : Une première mi-temps tranquille sauf à la 34’ suite à ce mouvement initié par l’attaquant belge, Lukaku, qui a donné l’occasion à Donnarumma, de montrer ses réflexes magiques au public en repoussant avec justesse cette frappe de Vecino. Il s’est donc montré décisif lorsqu’il le fallait. Cependant, en seconde mi-temps, il sombre totalement face à une équipe de l’Inter métamorphosée.

A. Conti (5) : Une activité offensive moindre que ses autres coéquipiers de la défense. Pour autant, l’international italien n’a pas été inactif à l’arrière. En effet, il s’est toujours efforcé de relancer proprement, servant notamment dans son couloir droit Castillejo.

S. Kjaer (5) : L’international danois s’est montré solide tout au long du match... jusqu’à la réduction du score de l’Inter. Il perd, ainsi, par la suite tous ses réflexes et sa rigueur dans ses placements. Ce manque de sérieux va amener le second but, celui de l’égalisation ou Kjaer est coupable. En effet, il s’excentre au lieu de rester dans l’axe alors qu’il voit que Vecino arme sa frappe.

A. Romagnoli (5) : A l’instar de Kjaer, on peut établir le même constat peu reluisant. Une sérénité et une confiance qui se traduit par des bons choix de combinaisons. Puis, suite à ce but marqué, une perte totale de ses moyens. L’ AC Milan pâtit sans doutes de ses caractères très fragiles. Il manque des tauliers à l’arrière dans cette équipe pour porter dans les bons et surtout dans les mauvais moments cette équipe.

T. Hernandez (5,5): Quelques bons mouvements côté gauche en première mi-temps ainsi que des combinaisons astucieuses avec Rebic. Cependant, il a manqué de lucidité dans ses choix.

F. Kessié (5) : L’international ivoirien a touché de nombreux ballons dans ce match mais n’a pas su les utiliser comme il le fallait. Son jeu fut donc assez brouillon et a ralenti, notamment sur phases offensives, le jeu de l’Inter.

S. Castillejo (6) : Le milieu de terrain espagnol aligné à droite a réalisé un match intéressant. Pas toujours constant dans ses effort, notamment ses prises de balles, Castillejo a fait montre d’une qualité de conduite de balle au-dessus de la moyenne ainsi qu’une faculté à éliminer des adverses et renverser tout un bloc adverse. Lorsqu’il se met à courir balle aux pieds, il peut parcourir toute la largeur du terrain pour trouver, à l’opposé, une possibilité de combinaison. Il a fait montre d’une excellente lecture du jeu et doit persévérer dans ses efforts pour peser encore plus dans le jeu de son équipe.

I. Bennacer (4,5) : Peu d’activité pour l’international algérien qui a campé un rôle à moitié identifié de sentinelle devant la défense. Il a touché trop peu de ballons.

H. Calhanoglu (5) : A l’instar de Castillejo, on remarque que l’international turc a des possibilités et des capacités bien au-dessus de la moyenne. Cependant, il faut savoir être régulier dans ses efforts. Calhanoglu n’a lui que désiré se montrer entreprenant en première mi-temps. Aucune rébellion après le retournement du match, il doit progresser dans son état d’esprit pour réellement influencer le cours d’une partie.

A. Rebic (4) : Il est l’attaquant à marquer le premier but (40’) dans cette partie très prolifique. Il a, hormis ce but, peu apporté à son équipe, échouant notamment souvent à servir correctement ses coéquipiers.

Z. Ibrahimovic (6) : Le génie suédois a encore frappé ce soir (but à la 45+1’ d’une tête décroisée) mais n’a pas gagné. En effet, malgré ses capacités hors-normes, le suédois ne peut porter durant 90mn une équipe entière face à une grosse écurie en lice dans les joutes européennes. Il semble, en effet, bien seul souvent dans cette équipe déboussolée qui ne sait si elle doit regarder en haut ou en bas. Il y en a un qui ne se pose pas la question, Zlatan qui regarde toujours vers le haut mais est-ce viable pour un club, à long terme, qu’un joueur prennent plus de place qu’un club entier?

Gabriel Moser

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