FC Nantes : Kantari pourrait devenir l’un des plus mauvais entraîneurs de l’histoire du club nantais

Depuis sa nomination en décembre au FC Nantes, Ahmed Kantari affiche une moyenne de 0,60 point par match, un bilan extrêmement préoccupant. En quinze rencontres possibles, il n’a remporté que trois points, plongeant les Canaris dans une situation désespérée. L’équipe occupe l’avant-dernière place et se rapproche dangereusement de la zone des barrages de maintien. Ces piètres performances font resurgir les fantômes d’un autre épisode sombre : celui de Raymond Domenech. Les deux entraîneurs cristallisent désormais les inquiétudes légitimes quant à la direction que prend le club.
Le parcours de Kantari débute par une débâcle à Angers le 12 décembre, où Nantes s’incline 1-4. Une victoire à Marseille, le 4 janvier, semble laisser entrevoir une amélioration. Malheureusement, trois revers consécutifs contre Paris FC, Nice et Lorient anéantissent rapidement cet espoir fragile. Cette série décevante place Kantari en avant-dernière position des entraîneurs nantais évalués sur cinq années, juste devant Domenech et ses 0,5 point de moyenne.
Emmanuel Merceron a dressé un classement détaillé des différents techniciens du FC Nantes. Luis Castro cumule 0,73 point par match, suivi de Jocelyn Gourvennec avec 0,87. Antoine Kombouaré, lors de son deuxième mandat, atteint 1,07 point, tandis que Pierre Aristouy enregistre 1,12. Seul le premier passage de Kombouaré affiche un bilan respectable à 1,41, montrant l’étendue de la débâcle actuelle.
Au-delà des chiffres, c’est l’absence totale de progrès collectif qui alarme. Un mois et demi de travail n’a généré aucune amélioration visible du jeu. Les doutes qui entouraient la nomination de Kantari demeurent intacts et même renforcés. Les supporters et observateurs attendaient une dynamique nouvelle capable de redresser une équipe en chute libre.
L’enjeu immédiat reste le maintien en Ligue 1, objectif qui éclipse toute considération statistique. Kantari doit rapidement trouver des solutions pour inverser une trajectoire franchement catastrophique. Le calendrier à venir, marqué par des affrontements contre Lyon puis Monaco, présente peu de perspectives d’amélioration immédiate pour redorer le blason nantais.
La confiance s’érode progressivement au sein d’un effectif confronté à une crise profonde. Les prochains matchs seront décisifs pour évaluer la viabilité du projet actuel. Sans changement rapide et visible, les Canaris pourraient bien connaître un dénouement catastrophique en fin de saison.