ASSE : Kilmer Sports aurait commis une erreur majeure concernant le choix de l’entraîneur selon les supporters

Eirik Horneland n’a pas convaincu durant ses quarante-trois matchs à la tête de l’ASSE. Le technicien norvégien a échoué à maintenir les Verts en Ligue 1, puis à relancer le projet en deuxième division. Son passage dans le Forez s’est soldé par un bilan décevant et une relégation qu’il n’a pas su éviter.

Arrivé en décembre 2024, Horneland incarnait le nouveau projet analytique porté par Kilmer Sports Ventures. Son profil correspondait à une approche basée sur la donnée. Il devait sauver l’ASSE de la relégation, mais cet objectif s’est rapidement avéré irréaliste face aux difficultés rencontrées sur le terrain.

Les débuts ont suscité quelques espoirs. Les observateurs ont perçu des intentions de jeu positives et une certaine ambition tactique. Cependant, aucune dynamique durable n’a émergé. Après une défaite à Reims, la direction a décidé de le limoger et de le remplacer par Philippe Montanier.

Clément, chroniqueur pour Peuple Vert, reconnaît avoir été séduit initialement par les principes de jeu proposés. L’équipe affichait une ambition rarement observée auparavant. Malheureusement, cette promesse n’a pas abouti. Les performances se sont dégradées progressivement jusqu’à culminer avec la chute en Ligue 2.

Joss Randall souligne que Horneland a rapidement montré l’ensemble de son potentiel avant de stagner. Il manquait la dimension attendue lors de son arrivée. Le coach s’est rigidifié tactiquement et n’a pas su adapter ses méthodes aux réalités du championnat français et de l’effectif disponible.

Les limites du technicien sont devenues évidentes. Il n’a pas su gérer le groupe efficacement. Son incapacité à s’adapter à un style de jeu reposant sur la possession a handicapé une équipe censée briguer la promotion avec un effectif suffisant pour cela.

Randall estime que les dirigeants ont avancé trop vite. Les fondations du projet n’étaient pas consolidées. Arriver en cours de saison compliquait la tâche. Une trajectoire réussie en Norvège ne garantissait pas le succès en Ligue 2 française, erreur d’appréciation des décideurs du club.

Clément reconnaît que le pari méritait d’être tenté. Accepter le projet de Kilmer impliquait d’accepter ses choix. Faire confiance à un entraîneur étranger sans références dans les meilleurs championnats européens correspondait à leur vision du football moderne.

L’échec découle d’un manque d’adaptabilité généralisée. Horneland incarnait la figure centrale du projet supposé durer plusieurs années et mener l’ASSE en coupe d’Europe. Cette ambition n’a jamais eu la chance de se concrétiser face aux obstacles rencontrés.

La responsabilité ne repose pas uniquement sur l’entraîneur norvégien. Les dirigeants ont failli lors des périodes de mercato en ne trouvant pas les profils adaptés. La cellule performance, les préparateurs physiques et le directeur de la performance ont également leur part de responsabilité dans cet ensemble décevant.

Clément conclut que c’est un échec collectif impliquant joueurs, coach, dirigeants et staff. Chaque maillon de la chaîne a contribué aux déboires du club durant cette période. Aucune partie ne peut être totalement exonérée des difficultés rencontrées.

Annabelle Chesnu

À propos de l'auteur : Passionnée par le sport et le journalisme, Annabelle Chesnu apporte un regard vif et moderne sur l’actualité du football. Au sein de Homme du Match, elle met en lumière les moments forts, les coulisses et les émotions du jeu avec une plume dynamique et authentique. Son objectif : informer, surprendre et transmettre la passion du foot à chaque article.
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