ASSE : Horneland et le prix de l’instabilité qui menace désormais le projet sportif de l’équipe

L’ASSE a reproduit sa contre-performance en inaugurant la phase retour de manière décevante. Deux matchs nuls consécutifs contre Bastia et Le Mans constituent une performance peu glorieuse. Les absences multiples expliquent partiellement cette situation difficile.
Pour démarrer l’année 2026, Eirik Horneland a intégré un 26e joueur en Ligue 2 : Paul Eymard, quelques jours avant sa majorité et son premier contrat professionnel. Cette statistique révèle une profonde instabilité au sein du groupe.
Sur dix-huit rencontres, seuls trois joueurs ont démarré systématiquement : Larsonneur, Tardieu et Nadé. Le turn-over, qu’il soit involontaire par les blessures ou volontaire tactiquement, demeure excessif. Cette rotation permanente affecte inévitablement la cohésion collective.
Parmi les dix-huit groupes convoqués par le technicien norvégien, six joueurs figurent systématiquement : Larsonneur, Maubleu, Nadé, Tardieu, Cardona et El Jamali. Davitashvili et Old suivent avec dix-sept apparitions. Jaber en compte seize, tout comme Boakye, Moueffek et Stassin.
Le noyau dur repose sur un triangle fiable en temps de jeu : Larsonneur, Nadé et Tardieu ont tous disputé dix-huit matchs et débuté chacun. Cardona en a joué dix-sept, tandis que Jaber et Davitashvili ont participé à seize rencontres. Annan en a disputé quatorze contre douze pour Ferreira et Duffus.
Quatre joueurs présents la saison précédente ont considérablement augmenté leur temps de jeu. Tardieu totalise mille six cent neuf minutes contre mille deux cent vingt-cinq précédemment. Boakye passe de sept cent trente-quatre à mille soixante-douze minutes. Bernauer et Miladinovic connaissent également des progressions significatives grâce à la relégation.
En cumul saisonnier, quatre joueurs dominent largement : Larsonneur occupe cent pour cent du temps total, Tardieu quatre-vingt-dix-neuf virgule trois pour cent, Nadé quatre-vingt-seize virgule un pour cent, et Jaber soixante-dix-huit virgule six pour cent. Annan et Davitashvili dépassent tous deux soixante-dix pour cent.
À l’inverse, certains éléments restent marginalisés : Maubleu n’a joué aucune minute tandis que N’Guessan et Traoré n’en comptabilisent que six chacun. Stojkovic en totalise vingt-deux, Eymard quarante-cinq et Batubinsika quatre-vingt-dix. Maçon, avant son départ grec, en avait disputé quatre-vingt-dix-neuf.
Lors des neuf victoires, Larsonneur et Tardieu sont présents à cent pour cent. Nadé atteint quatre-vingt-dix-sept virgule huit pour cent. Jaber, Annan, Boakye et Cardona figurent entre soixante et quatre-vingt-dix pour cent des succès. Ferreira, Lamba et Davitashvili oscillent autour de soixante pour cent, tandis que Bernauer et Stassin en totalisant respectivement cinquante-cinq virgule six et cinquante-trois virgule un pour cent.