ASSE : Qui de Kilmer ou d’Horneland porte vraiment la responsabilité de la crise des Verts ?

À la mi-saison, l’ASSE occupe la quatrième place de Ligue 2, ce qui contraste fortement avec les attentes initiales. De nombreux observateurs pensaient que le club allait dominer la compétition. Cette situation soulève des questions légitimes sur les responsabilités respectives des différents acteurs dirigeants du club stéphanois.
Kilmer Sports porte une part importante de responsabilité dans les résultats actuels. Le fonds d’investissement a pris le contrôle du club avec des ambitions affichées et des ressources financières conséquentes. Cependant, les décisions prises se sont avérées contre-productives jusqu’à présent. Le club a connu une relégation immédiate après son accession en première division, un revers majeur.
L’approche basée sur l’analyse de données, inspirée par le modèle de Toulouse, n’a pas fonctionné au même niveau en Forez. Le bilan global du recrutement orchestré par Kilmer Sports présente un tableau particulièrement négatif. Les choix sportifs effectués n’ont pas permis d’établir les fondations d’une équipe compétitive pour retrouver immédiatement l’élite.
La décision de nommer Eirik Horneland et surtout de maintenir le manager norvégien malgré les résultats mitigés représente une autre facette du problème. Cette persistance devient problématique après une année complète sans amélioration significative. Les dirigeants refusent de remettre en question leurs choix, ce qui pourrait mener à des conséquences désastreuses.
D’un autre côté, Horneland doit aussi être considéré comme acteur de la situation actuelle. L’entraîneur n’a pas démontré une capacité d’adaptation suffisante face à différents adversaires. Bien que certaines victoires comme le 6-0 contre Pau aient montré des capacités offensives, les performances restent trop irrégulières pour un effectif de cette qualité.
Les prestations de l’équipe oscillent entre des moments convaincants et des revers décevants. La continuité du jeu et la solidité défensive ne sont pas à la hauteur des ambitions affichées. Malgré les périodes de blessures, l’effectif disposible devrait clairement dominer la Ligue 2 plutôt que de se battre pour une position intermédiaire.
Les dirigeants maintiennent Horneland à son poste précisément parce qu’ils l’ont activement choisi lors de sa nomination. Se déjuger maintenant constituerait un aveu d’erreur qu’ils semblent peu disposés à faire. Cette dynamique pose question sur la capacité du club à corriger rapidement les défaillances identifiées avant qu’elles ne compromettent irrémédiablement la saison.