OL : Ce que John Textor affirme vraiment sur les accusations de conspiration contre lui

John Textor demeure au centre de l’actualité lyonnaise. Après son éviction de la présidence de l’Olympique Lyonnais suite à la rétrogradation administrative en Ligue 2 annoncée le 24 juin, l’entrepreneur américain a exprimé ses griefs envers la DNCG lors d’une intervention radiophonique. Il a également révélé les circonstances entourant l’arrivée de Michele Kang à la direction du club.
Textor a expliqué qu’environ trente jours avant son audition devant la DNCG, il avait identifié des frictions avec la gouvernance française du football. Il a alors contacté Michele Kang pour lui proposer un poste de co-présidente. Cette stratégie visait à anticiper les problèmes relationnels avec la DNCG liés à son profil considéré comme perturbateur et irrévérencieux au sein des structures officielles.
Selon ses déclarations, la rétrogradation a rendu cette transition nécessaire. Textor affirme que la seule solution pour permettre au club de surmonter la crise administrative passait par un changement de direction. Il souligne avoir supervisé cette nomination en anticipant les obstacles bureaucratiques qu’il pressentait.
Bien que Textor assure ne plus intervenir dans les décisions courantes du club, il n’hésite pas à reconnaître les qualités de son successeure. Michele Kang excelle notamment dans la construction de relations institutionnelles, domaine où l’ancien président reconnaît ses propres lacunes. Elle bénéficie également d’une expérience préalable auprès de la section féminine du club.
Cependant, Textor laisse entendre être victime d’une injustice systémique. Il affirme que les budgets présentés aux autorités en mai-juin 2024 n’ont pas fondamentalement changé depuis. Un budget rejeté a entraîné sa relégation, tandis qu’un budget similaire est accepté pour sa successeure, selon son interprétation des événements.
Cette asymétrie apparente conduit l’ex-patron à questionner les fondements de ces décisions. Il promet de partager davantage de données pour éclairer le public sur les différences, ou plutôt l’absence de différences, entre les deux situations. Il perçoit une incohérence flagrante dans le traitement réservé à chacun des deux régimes administratifs.
Ces déclarations raviveront sans doute les débats sur la transparence et l’équité des procédures de contrôle financier dans le football français. Textor maintient que son analyse des chiffres révélera l’ampleur de ce qu’il considère comme un traitement inégal des dirigeants successifs de l’institution lyonnaise.