Inter Milan – AC Milan (0-1) : Les notes complètes [Série A – 12ème j.]

Homme du match: M. Maignan (8): Du début, à la fin, c’est un Maignan magique que l’on a vu évoluer sur sa ligne. Impérial dès la 4e minute, il repousse une tentative de Thuram de la tête. Trente minutes plus tard, il récidive, et empêche Lautaro de marquer, en allant très vite au sol. Clou du spectacle, cet arrêt sur pénalty, qui vient renforcer l’idée qu’il pourrait être le meilleur gardien sur pénalty de la planète football.

Inter Milan (3-5-2):

Y. Sommer (4,5): Peu d’occasions de briller, mais une occasion de ne pas handicaper son équipe, où le Suisse a échoué, puisqu’il repousse cette frappe de Saelemaekers dans les pieds de Pulisic pour le seul but du match.

A. Bastoni (5): Habituellement si bon et propre, on a senti de l’inquiétude dans le jeu du défenseur gauche. Quelques interventions ont été propres, mais quand Milan accélérait le jeu, il se trouvait en difficulté.

F. Acerbi (6): Irréprochable durant cette rencontre, l’ancien de la maison rossonero a fait de son mieux pour maintenir sa défense bien alignée et concentrée. Ses retours défensifs, mais aussi sa présence sur corner ont fait beaucoup de bien à l’Inter. Il touche même le poteau d’une frappe de la tête sur corner à la 27e minute. A. Diouf prend sa place en fin de match.

M. Akanji (5): Plutôt propre et tranquille dans ses interventions, le suisse n’a pas eu beaucoup de soucis face à Leao, qu’il a globalement bien géré.

F. Dimarco (5,5): Une rencontre en demi-teinte pour le piston gauche. Il a, comme à son habitude, beaucoup tenté, accéléré, centré. Hélas pour lui, cela n’a pas toujours été avec réussite. Bien pris par Tomori et Saelemaekers, il n’a pas eu l’impact escompté par Chivu.

P. Sucic (6): La recrue estivale continue de convaincre, même quand son équipe semble souffrir. Technique, et souvent bien placé dans les petits espaces, il a semblé à l’aise dans la pression d’un si grand match.

H. Calhanoglu (5): Si la performance a été plutôt correcte dans cette rencontre de haute intensité, le trentenaire a raté son pénalty aujourd’hui, et c’est ce que l’histoire retiendra de ce match. Dans l’entrejeu, il a réussi à orienter, sans forcément trouver la brèche qui a fait éclater Milan. P. Zielinski (78′) prend sa place dans l’entrejeu.

N. Barella (5,5): Barella a fait du Barella ce soir: une vista supérieure, de la grinta, mais surtout de la qualité technique et des passes bien senties. L’italien n’a pas su se provoquer d’occasion de but, même de loin, ce qui aurait pu être une solution pour son équipe. Fatigué, il est sorti par Chivu pour F. Esposito (85′).

C. Augusto (4,5): Dans un système interiste où les pistons ont une si grande importance, on en attend plus du brésilien. Propre, présent pour combiner, mais pas assez percutant, pas assez rapide. Des centres qui ont rarement atteint leur cible également.

L. Martinez (5,5): L’homme providentiel de l’Inter n’a pas su faire mouche aujourd’hui, dans son jardin. Dans un derby qu’il aime tant, il a tout de même su convoquer toute sa grinta, et son envie de jouer balle au pied. Combinaisons et pression, c’est surtout là qu’il a brillé. Titulaire d’un carton jaune reçu à la fin de la première période, cela joue sans doute dans le choix de Chivu de le sortir le premier pour A. Bonny (66′).

M. Thuram (6,5): Extrêmement dangereux dans les airs dans la surface, il a été la principale arme interiste dans cette zone. Le jeu de pivot du français est sa grande force, il maîtrise l’art d’orienter le jeu.

AC Milan (3-5-2):

M. Maignan (8): voir ci-dessus.

S. Pavlovic (6): Auteur d’un match plein, défensivement, il est vraiment celui qui fait du bien à Milan grâce à son agressivité, et son excellent jeu de tête. Ombre au tableau: il concède un pénalty – discutable – sur Thuram, non-transformé par Calhanoglu.

M. Gabbia (5,5): Excellent en terme d’anticipation, il a permis à Milan de récupérer certains ballons directement au milieu de terrain, et repartir vers l’avant. Parfois un petit peu pris au dépourvu, il restait tout de même un leader vocal, parlant beaucoup à sa défense et ses milieux.

F. Tomori (6): Milan doit son clean sheet également à son défenseur anglais. Dur sur l’homme, bon tacleur, et rapide, il a géré le cas Dimarco de la bonne manière.

D. Bartesaghi (5): Une première période convaincante pour le jeune piston gauche italien. Des centres et des dédoublements sur son côté, c’est ce qui lui est demandé. En seconde période, on a moins vu ce genre d’action, sûrement un effet du score, et il s’est replié en défense.

A. Rabiot (6): Tellement important dans le plan de jeu d’Allegri, le français a été un sublime gratteur de ballons. Son endurance est également à souligner, lui qui courait encore comme un fou à la 80e minute.

L. Modric (5): Même si le plan « anti-Modric » de Chivu n’a pas pleinement fonctionné, on a ressenti tout de même une baisse de régime du Ballon d’Or 2018. Très souvent pressé dès qu’il touchait le ballon, cela a réduit son influence sans lui retirer sa classe. Il a donc eu de belles fulgurances balle au pied.

Y. Fofana (6): L’un des meilleurs milanais sur la pelouse, sans aucun doute. Sa seconde période, particulièrement, est de haute volée. Tranchant à la récupération, et faisant preuve de beaucoup de vista en contre-attaque, le but de Pulisic part de lui. Sorti pour S. Ricci (78′), poste pour poste.

A. Saelemaekers (5): Pas le meilleur milanais sur le terrain ce soir, on ne peut pas renaître à chaque match. Pour autant, le Belge est partie prenante du but de Pulisic, car sa frappe est d’abord déviée par Sommer avant la finition de l’américain. On a parfois eu l’impression qu’il a été meilleur défensivement qu’offensivement, avec des retours assez impressionnants.

R. Leao (5,5): Certes, le portugais ne met pas son nom au tableau d’affichage ce soir, mais il a su être important lors des contre-attaques en seconde période. Même si cela n’allait pas toujours au bout, il a fait respirer Milan quand il le fallait. C’est R. Loftus-Cheek (86′) qui le remplace pour terminer ce match.

C. Pulisic (5,5): Pas nécessairement brillant dans le jeu, l’américain a été discret en pointe. Mais, en bon buteur, il s’est une nouvelle fois montré à la hauteur de ce rendez-vous ô combien important en Italie. En renard, avec du Pippo dans les jambes, il finit dans le but vide après un ballon mal repoussé par Sommer. C’est C. Nkunku (78′) qui prend sa place en fin de rencontre.

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