ASSE : Une décision inattendue prive certains supporters d’un déplacement en Coupe de France

Une intervention préfectorale de grande fermeté a récemment frappé la communauté des supporters de l’AS Saint-Étienne à l’approche d’un déplacement prévu en Côte-d’Or. Le préfet de Côte-d’Or a émis un arrêté interdisant la présence de supporters stéphanois lors du match de Coupe de France opposant Quetigny à l’ASSE. Le stade Gaston-Gérard de Dijon accueillera donc cette rencontre dans une atmosphère privée de tout soutien venu du Forez.
Cette décision, particulièrement stricte, fait écho aux incidents ayant marqué la précédente rencontre à l’extérieur des Stéphanois. Le contexte du déplacement à Troyes, ponctué d’affrontements entre groupes de supporters malgré la victoire des Verts sur le score de 3-2, a directement motivé la mise en œuvre de mesures préventives rapides. « Les déplacements de l’ASSE sont fréquemment source de troubles à l’ordre public », précise le texte officiel.
L’interdiction, d’application immédiate, vise directement les deux principaux groupes ultras du club, les Green Angels et les Magic Fans, qui voient leur présence proscrite dans l’enceinte dijonnaise. C’est l’ensemble d’une communauté, estimée par l’arrêté à quelque 1 400 supporters considérés à risques, qui se trouve frappée par cette mesure collective. Les autorités préfectorales justifient cette politique par la volonté d’anticiper toute situation susceptible de dégénérer à l’occasion de cette rencontre du 7e tour national.
L’ampleur de la restriction retient d’autant plus l’attention que cet événement sportif devrait attirer près de 10 000 spectateurs, selon les prévisions locales. La portée de la mesure, en dépit de l’absence d’antécédents entre Quetigny et l’ASSE, souligne la sévérité du dispositif préventif mis en place. Le document administratif évoque une surveillance étroite sur les déplacements des ultras stéphanois, traduisant un climat de tension persistante autour des matchs à enjeu.
La division nationale de lutte contre le hooliganisme s’est d’ailleurs saisie du dossier, attribuant à cette affiche un niveau de risque de 3 sur 5. Cette cotation déjà élevée, alors même qu’aucun antécédent de violences n’existait entre les deux clubs, laisse présager que d’autres restrictions analogues pourraient prochainement toucher les déplacements du club ligérien. L’intensification de la vigilance sécuritaire dessine ainsi un contexte de plus en plus contraint pour les supporters de l’AS Saint-Étienne.