OM : Christophe Dugarry relance le débat autour de Roberto De Zerbi et suscite des interrogations

La relation entre Christophe Dugarry et Roberto De Zerbi demeure marquée par une absence manifeste d’enthousiasme. Parmi les champions du monde 1998, Dugarry s’est distingué par une prise de position critique, visant sans détour l’entraîneur actuel de l’Olympique de Marseille malgré la récente victoire convaincante face à Brest (3-0) lors de la douzième journée de Ligue 1.

L’ancien joueur de l’OM, qui a porté les couleurs phocéennes entre 1997 et 2000, formule ainsi son jugement : il confie s’être ennuyé devant les dernières sorties du club marseillais. Cette lassitude est soulignée chaque fois que Dugarry évoque l’approche tactique de l’équipe sous la direction de De Zerbi.

Interrogé sur l’attitude du staff en Ligue des Champions, Christophe Dugarry s’est exprimé en ces termes précis : « Je ne comprends pas ce que ça veut dire  »prioriser’’. Tu as la chance de jouer la Ligue des Champions, tu la joues jusqu’à la fin. C’est une image, c’est une affiche. C’est des supporters qui attendent ça depuis la saison passée, les joueurs aussi. Et même si à la fin, tu es éliminé, il te reste un match à gagner alors que tu n’as rien à espérer, tu vas le jouer à fond. (…) Il y a un effectif suffisamment bon pour pouvoir enchaîner tous les trois jours. Je ne le comprends pas ce discours. Moi, je suis effaré par tout ce que j’entends. L’explication de RDZ, c’est :  »si mon équipe est nulle, c’est parce qu’elle a trop regardé les réseaux sociaux’’. Je suis fatigué avec l’OM. On nous prend pour des jambons. Je regarde jouer l’OM, je m’ennuie, c’est mortel ».

Ce passage sur RMC illustre parfaitement le niveau de frustration accumulé par Dugarry face à la communication et aux choix stratégiques du technicien italien. Les propos mettent en lumière une défiance concernant le discours tenu autour de la gestion de l’effectif et de la rotation imposée par la succession des matches.

L’ancien international, désormais consultant, estime que l’effectif du club marseillais possède la qualité suffisante pour affronter l’intensité de la compétition européenne sans devoir sacrifier l’une ou l’autre des compétitions.

Pour Dugarry, l’idée qu’il faudrait faire passer au second plan la Ligue des Champions reste incompréhensible. Sa critique se concentre autant sur la justification donnée que sur le spectacle offert, qu’il juge monotone et dépourvu d’intensité sous l’ère De Zerbi.

Rob Laurens

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