ASSE : Horneland met en avant une attitude remarquable de ses joueurs lors d’un récent match qui laisse planer le doute sur la suite de la saison

L’équipe de l’ASSE était en déplacement samedi soir sur la pelouse du leader troyen. Cette confrontation s’annonçait décisive pour la suite du championnat, sachant qu’une victoire de l’ESTAC aurait creusé un écart significatif dans la course à la montée. Les Stéphanois se sont finalement imposés sur le score de 2-3, démontrant un réalisme impressionnant dès la première période.
À l’issue de la rencontre, le coach Eirik Horneland a partagé son analyse au micro d’Ici Saint-Etienne Loire. « On arrive à la mi-temps en gagnant 3-0. J’aurais aimé qu’on fasse comme contre Pau, en allant marquer d’autres buts. On n’a pas été loin de le faire avec Duffus. On n’a pas réussi à convertir et derrière on a été en difficulté. Troyes est une très bonne équipe. Pour avoir une chance, il fallait leur poser des problèmes. C’est ce qu’on a fait en première mais en deuxième on n’a pas assez osé, d’où le résultat. C’était un match avec un gros enjeu, il y a un sentiment de soulagement. On savait qu’on serait dans de sales draps si Troyes l’avait emporté. C’est un résultat important pour nous, j’espère qu’on va réussir à bâtir dessus. Ce n’est pas une grande prestation, mais un bon résultat. Il faut saluer les joueurs pour l’engagement qu’ils ont mis. J’espère qu’ils vont resserrer les liens et montrer cette même solidarité dans le futur. »
Le succès des Verts repose avant tout sur leur efficacité offensive en première mi-temps, même si la domination s’est estompée après la pause. Le coach souligne l’importance d’avoir inquiété l’adversaire dès l’entame, tout en rappelant les moments de fragilité ayant permis aux Troyens de revenir dans la partie. Le sentiment de soulagement est palpable, compte tenu de l’enjeu crucial de la rencontre.
Cependant, cette victoire pourrait coûter cher sur le plan physique. Eirik Horneland a évoqué l’incertitude pesant sur la disponibilité de plusieurs éléments offensifs dans les semaines à venir. « Ça va être difficile pour nous de réaligner ce trio offensif prochainement. Joshua Duffus s’est fait mal aux ischios, il me semble. Irvin Cardona lui aussi a ressenti une douleur. On va voir ce qu’on va faire et si Cardona pourra partir durant la trêve avec Malte. (…) Stassin et Zuriko ? Il y a eu des pépins pour ces joueurs là. Ils ont aussi été beaucoup sollicités pendant le mercato. On n’a pas toujours pu les avoir à leur maximum. Cela a pu coûter à Lucas Stassin sur ce début de saison par exemple. C’est une bonne chose qu’il y ait de la compétition, et que les joueurs alignés ce soir sentent aussi qu’il y a Stassin, Zuriko, Old ou encore N’Guessan derrière eux. Aujourd’hui les titulaires ont apporté de l’équilibre mais cela ne veut pas dire que les remplaçants du jour ne sont pas capables de le faire. »
Le technicien norvégien fait état de blessures et de pépins physiques, tout en notant la concurrence accrue au sein du groupe. Stassin et Zuriko, fréquemment sollicités durant le mercato, n’ont pas eu l’opportunité d’exprimer tout leur potentiel. Cette situation explique en partie les difficultés rencontrées par certains joueurs en début de saison. Horneland rappelle néanmoins la profondeur de banc disponible, suggérant que chaque joueur doit rester mobilisé.
L’entraîneur insiste sur la nécessité de maintenir un niveau élevé d’engagement collectif, quel que soit le onze titulaire. Il souhaite voir cette solidarité perdurer, dans la perspective des prochaines échéances. Le résultat arraché à Troyes témoigne d’une capacité à faire front, mais l’exigence reste élevée au sein du vestiaire stéphanois.