ASSE : Défense décimée, Joao Ferreira propulsé en sauveur inattendu avant le choc face au Mans

Privé de Chico Lamba, blessé, et de Maxime Bernauer, suspendu, Eirik Horneland doit composer une défense inédite pour affronter Le Mans. Le secteur défensif stéphanois, déjà fragilisé par une série de blessures depuis le début de saison, se retrouve une nouvelle fois remanié. Joao Ferreira, habitué à évoluer sur les côtés, semble être la solution privilégiée pour occuper l’axe central.

Depuis plusieurs semaines, les absences s’accumulent à l’ASSE, notamment en défense. Bernauer, touché en préparation, a manqué le début du championnat, tandis qu’Appiah et Annan ont également été éloignés des terrains pendant un mois. Ferreira, lui-même, a connu une blessure qui l’a privé de deux rencontres.

Horneland a dû faire preuve d’adaptabilité, alignant Bernauer à des postes inhabituels et s’appuyant sur la charnière Lamba-Nadé, restée stable lors des neuf premières journées. Mais la suspension de Bernauer, consécutive à un geste d’humeur face à Guingamp, et l’opération de Lamba, victime d’une blessure aux adducteurs, forcent le technicien norvégien à revoir ses plans.

La défense centrale stéphanoise se retrouve donc amputée de ses deux titulaires habituels. Horneland se voit contraint d’innover pour les rencontres contre Le Mans et Annecy, avant de pouvoir compter à nouveau sur Bernauer. Les options restent limitées, et la hiérarchie interne ne laisse guère de place à la surprise.

Dylan Batubinsika, pourtant artisan de la remontée en Ligue 1, n’entre plus dans les plans de l’entraîneur. Relégué derrière des jeunes comme Kevin Pédro ou Axel Dodote, il n’a plus été convoqué depuis la défaite à Toulouse et a été invité à quitter le club cet été. Son avenir à l’ASSE semble désormais scellé, malgré l’absence de solution de repli.

Dans ce contexte, Joao Ferreira apparaît comme le choix le plus logique pour renforcer l’axe. Son expérience en Serie A, où il a évolué en défense centrale lors de son prêt à l’Udinese, constitue un atout non négligeable. Comme il l’a confié à Ici Saint-Étienne : « Avant d’arriver à l’Udinese, je ne jouais que latéral droit. En Italie, j’ai commencé à jouer défenseur central. Cela m’a obligé à me confronter à des situations que je n’avais jamais rencontrées auparavant. Des situations auxquelles je n’étais pas prêt. Il a donc fallu que je m’améliore, que je me perfectionne jusqu’au top niveau. En Serie A, on ne peut pas se permettre de faire une erreur, sinon vous prenez un but… Donc en fin de compte, ça a été très formateur pour moi de me construire aussi en jouant défenseur central dans ce championnat. »

La saison dernière, à Braga, Ferreira a disputé une vingtaine de matchs dans l’axe, prouvant sa capacité à s’adapter à ce rôle. Sa vitesse, sa qualité de relance et sa solidité dans les duels font de lui un profil complet pour la défense centrale. Son passage en Italie lui a permis de côtoyer Fabio Cannavaro, dernier défenseur central à avoir remporté le Ballon d’Or, ce qui a contribué à sa progression.

Pour pallier les absences, Horneland pourrait donc associer Ferreira à Nadé, tout en confiant le couloir droit à Appiah ou Stojkovic. La polyvalence et l’expérience internationale de Ferreira offrent à l’ASSE une solution crédible et rassurante dans une période où l’incertitude règne sur la stabilité défensive.

Ce choix tactique, dicté par les circonstances, pourrait s’avérer payant pour les Verts, qui devront faire preuve de résilience et d’efficacité pour surmonter cette phase délicate. Le déplacement à Le Mans sera un véritable test pour la nouvelle charnière stéphanoise, sous l’œil attentif des connaisseurs du football hexagonal.

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