ASSE : Une belle surprise se prépare pour l’attaquant vedette des Verts

En Belgique, la non-sélection de Lucas Stassin par Rudi Garcia pour la dernière trêve internationale continue de susciter de vives réactions parmi les connaisseurs du football. L’attaquant de l’AS Saint-Étienne, pourtant performant, reste cantonné aux Espoirs, ce qui alimente un débat de fond sur la gestion offensive des Diables Rouges.
L’inefficacité offensive de la Belgique, illustrée par un frustrant 0-0 contre la Macédoine du Nord malgré 25 tentatives, a mis en lumière les choix tactiques du sélectionneur. La question de l’absence d’un véritable avant-centre dans le dispositif belge revient avec insistance, et le cas Stassin cristallise les critiques.
Philippe Albert, ancien international, n’a pas caché son incompréhension dans les colonnes de la Dernière Heure. Il s’interroge sur l’utilité de sélectionner Batshuayi sans le faire jouer dans un match fermé, et regrette l’absence d’un vrai numéro neuf. « À quoi ça sert de sélectionner Batshuayi si c’est pour ne pas le faire jouer dans un match fermé ? Il fallait la présence d’un vrai neuf en pointe, pas d’un faux! » a-t-il lancé, soulignant les failles du plan offensif.
Albert va plus loin en pointant du doigt l’absence de Lucas Stassin et de Roméo Vermant. Il estime que ces jeunes auraient pu apporter des solutions concrètes : « Désolé, mais je comprends encore moins l’absence de la sélection de Vermant et de Stassin. Avec une ligne d’attaque sans vrai attaquant, vous ne pouvez pas gagner un match », résume-t-il, reflétant le sentiment d’une partie du public belge.
Dans un geste rare de solidarité, Roméo Vermant, lui aussi écarté de la sélection principale, a tenu à soutenir Lucas Stassin dans les pages de DH Les Sports +. Il confie : « Bien sûr, j’aurai préféré être avec les Diables Rouges », avant d’ajouter : « Je pense que tout le monde le veut. En tant que jeune, tu dois avoir des ambitions, et décrocher cette sélection en fait partie. »
Vermant fait preuve de lucidité en admettant qu’il ne s’était accordé que 5% de chances d’être appelé, tout en reconnaissant l’influence des médias sur les espoirs des jeunes joueurs. Il conclut avec une reconnaissance notable envers son concurrent : « D’ailleurs, Lucas Stassin aurait mérité d’être convoqué pour la première fois, comme moi », une déclaration qui tranche avec la rivalité habituelle entre attaquants.
Cette controverse dépasse le simple cas de Stassin et révèle les interrogations profondes sur l’avenir offensif de la sélection belge. La frustration des observateurs et des joueurs traduit l’attente d’un renouvellement générationnel, alors que l’équipe peine à concrétiser sa domination statistique.
Face à cette pression croissante, Rudi Garcia se retrouve contraint de justifier ses choix, tant sur le plan tactique qu’humain. Le consensus qui émerge autour de Stassin, soutenu par d’anciens internationaux et ses pairs, pourrait bien peser sur les prochaines décisions du sélectionneur.