ASSE : Un cadre du club affirme accepter sans souci l’idée de tout arrêter

Wahbi Khazri, figure bien connue des pelouses françaises, a récemment pris la parole pour évoquer les critiques récurrentes concernant sa condition physique. L’attaquant tunisien, aujourd’hui libre de tout engagement, n’a pas esquivé le sujet lors de son intervention sur RMC dans l’émission Rothen s’enflamme. Il a reconnu que son poids avait souvent été au centre des débats, que ce soit lors de son passage à l’ASSE ou plus tard à Montpellier.
Pourtant, les performances de Khazri n’ont jamais vraiment faibli. Avec 13 buts inscrits en 2018 et 10 deux ans plus tard, il a régulièrement répondu présent sur le terrain. Malgré cela, les discussions autour de son hygiène de vie et de son physique n’ont cessé d’alimenter les conversations. « Tout le monde l’a vu pendant ma carrière : j’ai souvent été critiqué sur mon poids et mon hygiène de vie. »
Face à ces accusations, Khazri oppose des arguments chiffrés et factuels. Il rappelle : « Ce que j’aime rappeler, c’est que j’ai presque toujours joué une trentaine de matchs par saison. J’ai rarement été sérieusement blessé. Si j’avais vraiment été en surpoids, comme certains l’ont prétendu, je n’aurais jamais pu tenir ce rythme. » Son endurance et sa régularité sur la durée témoignent d’une capacité à maintenir un niveau d’exigence élevé, incompatible avec un réel problème de forme physique.
Avec 521 matchs disputés en club et une moyenne de 24 rencontres de championnat par saison, Khazri insiste sur la rigueur nécessaire pour évoluer à ce niveau. Il souligne que l’enchaînement des compétitions, entre sélection nationale, championnat et parfois Coupe d’Europe, exige une condition irréprochable. « Jouer en sélection, en championnat et parfois en Coupe d’Europe, ça demande énormément. Et quand on est “hors de forme”, c’est tout simplement pas possible. Donc non, je pense avoir répondu sur le terrain, pendant dix ans. »
Aujourd’hui, Khazri semble avoir pris du recul par rapport à ces polémiques. Il confie : « Je suis tranquille avec moi-même. Ceux qui m’ont côtoyé savent qui je suis. » Il évoque également sa préparation estivale avec Der Zakarian, affirmant avoir été prêt à enchaîner, même si les choses ne se sont pas déroulées comme il l’espérait. Il assume pleinement ses responsabilités et invite même ses détracteurs à venir lui parler en face : « Moi j’assume toujours. Si je suis mauvais, viens me le dire, j’assumerai. (…) Moi j’ai fait ce que j’avais à faire, avec le cœur. Et je suis en paix avec ça. On ne peut pas plaire à tout le monde. Mais une chose est sûre : je n’ai jamais triché. J’ai fait tous les entraînements, zéro blessure. »
Depuis l’été dernier, Khazri n’a plus foulé les terrains, un transfert vers Bastia ayant échoué. Il continue néanmoins à s’entretenir physiquement, espérant trouver un nouveau projet à la hauteur de ses ambitions. Il confie : « Je cours tous les jours, je fais des abdos, je touche un peu le ballon quand je peux. (…) Si un projet ambitieux me plaît, je foncerai. Sinon, on se posera en famille et peut-être que je dirai stop. Et franchement, j’ai aucun problème avec ça. »
Le parcours de Khazri illustre la complexité du métier de footballeur professionnel, où la performance ne suffit pas toujours à faire taire les critiques. Sa sérénité et sa lucidité témoignent d’une expérience forgée au plus haut niveau, et d’une capacité à assumer ses choix, quelles qu’en soient les conséquences.