Naples – Real Madrid (2-3) : Les notes complètes [Champions League – 2ème j.]

Naples – Real Madrid (2-3) : Les notes complètes [Champions League – 2ème j.]

Homme du match : J. Bellingham (7,5): La classe, tout simplement. L’expatrié continue son adaptation fulgurante avec la Maison Blanche. Il s’est une nouvelle fois montré ultra décisif. De base peu en vue en début de rencontre, il a enclenché la vitesse supérieure pour offrir une passe décisive à Vinicius, alors qu’il est à la récupération sur cette action. Enfin, plus tard en première période, il mystifie tout le côté droit napolitain, pour finir son action en solo dans le petit filet droit de Meret. Plus globalement, l’international anglais a brillé par ses percées balle au pied, et sa vision du jeu. Il est maintenant le leader technique de ce Réal, avec numéro 5 dans le dos, cela fait toujours son effet.

Naples (4-3-3):

A. Meret (4): Malheureux ce soir, le gardien italien a subi les frappes du Réal, sans qu’on puisse vraiment lui reprocher grand chose. Peut-être peut-il faire mieux sur le but de Vinicius, peut-être pas. En tout cas, il n’y peut rien sur la frappe du canon, Valverde, qui lui rebondit dans le dos, après avoir tapé la transversale. Un CSC donc, malheureux, dont il n’est pas le responsable, mais qui fait tache.

M. Olivera (5): Le latéral uruguayen a montré un visage correct ce soir, dans les deux domaines du jeu. Défensivement, peu de ballons sont passés sans qu’il ne se charge de les stopper, et offensivement, il a apporté, via quelques dédoublements, sans être magistral. Un match moyen donc, mais pas mauvais pour autant. C’est M. Rui qui prend sa place en fin de match (88′).

N. De Souza (4): Un match vraiment moyen pour le jeune défenseur, aligné ce soir en l’absence de Juan Jesus. Il a laissé quelques espaces dangereux dans son dos, maintenant une pression sur sa défense. De plus, il n’a pas semblé serein dans les un-contre-un, et a parfois semblé paniquer, et envoyer alors des ballons en corner/en touche. Il est responsable du 1er but du Napoli, lui qui envoie le ballon sur la transversale, avant que Ostigard ne finisse.

L. Ostigard (4,5): La prestation est un petit peu mieux que son compère, pour une raison principale: son but qui lance ce match. Il profite de cette erreur de Kepa pour placer sa tête dans le but vide. Hors de cette action, la prestation est peu convaincante, lui qui a pas mal souffert face à Bellingham et Vinicius. L’action du but de Bellingham ne plaidant pas en sa faveur, lui qui se fait mettre dans le vent de manière assez peu respectable.

G. Di Lorenzo (4,5): Egalement, dans la même lignée, le capitaine a manqué de solidité en transitions, mais également sur attaque placée. Lui, n’était pas bien positionné par moments, laissant des espaces dans son dos pour des passes dangereuses. Même offensivement, ce n’était pas la folie, lui dont les centres ont été moyennement efficaces.

P. Zielinski (5): Plutôt fébrile ce soir, le polonais a raté des éléments de son match, ce que l’on n’est pas habitué à voir. Il rate des passes, et perd des ballons bas sur le terrain, laissant des occasions aux adversaires madrilènes. Il aurait également gagné à être plus clinique dans le dernier tiers. Un bon point: son penalty (concédé de manière extrêmement litigieuse) est parfaitement transformé. Changement offensif pour G. Raspadori (75′).

S. Lobotka (6,5): Sans cet homme dans l’entrejeu, les napolitains auraient sûrement pris l’eau, et peut-être frôlé la correctionnelle. Il a été si important dans la récupération du ballon, toujours bien placé, toujours en mouvement pour anticiper le moindre ballon mal négocié. Egalement, son utilisation de son corps est très intéressantes, lui qui maîtrise l’art de la feinte de corps et du contrôle orienté. C’est un match réussi pour lui, en tous points. Il est remplacé par J-L. Cajuste (88′).

A-F. Zambo-Anguissa (6): Pierre angulaire de ce milieu des hommes en bleu, l’ancien marseillais a montré qu’il est vraiment devenu une valeur sûre au niveau européen. Il est, lui aussi, toujours bien placé, toujours à l’affût de récupérer un ballon qui traîne. Il a, également, cette palette technique, qui lui permet d’éliminer, ou encore de distribuer. Aussi, dans le duel, il est un poids physique important. G. Simeone prend sa place en fin de match, pour apporter du poids offensif (88′).

K. Kvaratskhelia (6,5): Plutôt muet, et surtout muselé en première période, on n’a qu’entrevu le vrai Kvara pendant ces 45 premières minutes. Mais dès qu’il a eu plus d’espace pour s’exprimer en deuxième période, il n’a fait qu’une bouchée de Valverde, ou encore Carvajal en 1 contre 1. Sa façon de repiquer dans l’axe pour trouver un partenaire en retrait, ou encore un angle de frappe, est un délice, et on ne se lasse pas de le voir quitter son côté pour observer ce qu’il va inventer en revenant dans l’axe. Même défensivement, il a fourni les efforts nécessaires.

V. Osimhen (5,5): Malgré l’absence de contribution décisive, le match du nigérian n’est pas à jeter, loin de là. Il a bien participé au jeu de construction, servant de point de pivot par moments. Surtout, il est ce monstre physique, que même Rüdiger a eu du mal à contenir. Le buteur a joué de cela pour créer de l’espace à ses coéquipiers. Sa seule présence est un poids pour les centraux, sans cesse à l’affut de ses mouvements. Il joue toute la rencontre, de quoi éloigner toutes les polémiques actuelles entre lui et le club?

M. Politano (5,5): L’italien n’a pas déçu son public ce soir, en étant un exemple de dévotion. Il a beaucoup apporté par ses retours défensifs face à Vinicius. Cela a permit à ses coéquipiers en défense de mieux repartir de l’arrière, ou alors de partir plus vite en contre-attaque, lorsqu’il récupérait le ballon. Offensivement, il a montré de bonnes choses, sans être le danger numéro un. Sort pour E. Elmas (70′).

Real Madrid (4-3-1-2):

K. Arrizabalaga (4): Comme à Chelsea, le portier espagnol n’est toujours pas l’agence tout risque dans les cages. Il a toujours autant de mal à capter les ballons, et on le sent toujours fébrile mentalement. La preuve sur de but d’Ostigard, où il se troue totalement sur sa sortie sur corner.

E. Camavinga (6): Titularisé en défenseur droit, l’ancien du Stade Rennais a joué une belle partition ce soir, pleine d’harmonie dans ses choix, et de courses dans le bon tempo, pour apporter beaucoup dans la projection avec ballon. Il est donc logique, pour le maestro en devenir, de recevoir une bonne note. Retour aux loges pour lui en lieu et place de F. Mendy (64′).

A. Rüdiger (4,5): Pas une rencontre des plus rassurantes pour l’ex-Blue, qui s’est battu toute la rencontre avec Victor Osimhen, sans se montrer des plus impériaux. On a eu l’impression d’avoir affaire à un duel déséquilibré entre deux hommes pourtant très physiques. Alors très occupé avec le nigérian, il a semblé désorganisé, laissant les espaces aux attaques napolitaines. Il réalise quand même quelques bonnes interventions, mais sans être d’une grande maîtrise.

N. Fernandez (4,5): Une soirée malheureuse qui finit bien pour le défenseur. Lui qui remplace David Alaba, il n’a pas fait oublier l’autrichien. Il a subi beaucoup face à Kvara en seconde période, mais a surtout manqué de mordant sur certaines actions, hésitant à sortir sur le porteur. Il est réellement malheureux sur le penalty on ne peut plus litigieux qu’il concède, et cette “erreur” ne peut lui être imputée.

D. Carvajal (4): Peut-être celui qui a le plus tremblé en défense. Le défenseur droit iconique du Réal a montré ses limites ce soir, notamment en défense, avec un déficit de vitesse flagrant, qu’il comble comme il peut avec l’anticipation. Mais on voit que, même offensivement, c’est un cran en dessous du niveau qu’exige le Réal Madrid.

T. Kroos (5,5): Franchement très bon, l’allemand de 33 ans a toujours l’étoffe d’un titulaire en LDC, et l’a montré ce soir. Il est une sentinelle dans l’arrière-garde madrilène, tout en étant ce fer de lance pour envoyer ses partenaires dans la profondeur, ou simplement casser des lignes de défense via ses passes masquées. Sa connexion avec Carvajal à l’opposé aurait pu faire plus mal, si l’espagnol avait su être plus lucide. L. Modric prend sa place (65′).

A. Tchouaméni (5): Le français commence très bien cette partie, montrant de belles choses dans l’engagement physique, le jeu aérien,  et la distribution du ballon. Petit à petit, il s’efface, et son influence faiblit. Cependant, il continue tout de même de récupérer des ballons précieux, utiles à son équipe pour exploser en contre-attaque

F. Valverde (5,5): Le jeune uruguayen a réalisé un match de classe ce soir. Il a toujours cette activité débordante au milieu de terrain. Il court partout, et finit par récupérer, ou embêter la relance adverse. Il est ce joueur d’agression, mais en même temps de projection, avec des portées balle au pied toujours aussi délicieuses et efficaces. Il restera, dans les mémoires des spectateurs, le buteur sur le 3e but de Madrid, puisque c’est lui qui déclenche cette praline de 25 mètres sur la barre de Meret, avant qu’elle ne finisse dans les cages.

J. Bellingham (7,5): voir ci-dessus.

V. Junior (6,5): Une soirée de Ligue des Champions comme l’aime l’ailier star de Madrid. Il a eu pléthore d’occasions de se montrer, via sa vision du jeu, mais surtout les dribbles dont il a le secret. Il commence ce match de la plus belle des manières, marquant un but pour revenir à 1-1 à la 27e minute, plaçant son plat du pied dans l’angle optimal entre le gardien et son second poteau. Sort pour faire tourner en fin de match, en lieu et place de D. Ceballos (84′).

Rodrygo (4,5): Pas catastrophique ce soir, mais un petit peu trop muet. Le jeune brésilien a été un poil trop tendre ce soir, ne provoquant pas assez son vis-à-vis. Il a montré de bonnes choses, notamment dans la profondeur en première période, mais sans être décisif, ce qui est frustrant. Il sort alors pour Joselu (75′).

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