Mondial 2018 – 1/8 finale | Les notes de Croatie – Danemark (1-1, 3-2 tab)

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Homme du match : Schmeichel (7) : Match parfait pour celui qui a failli devenir le héros de tout un pays. Bien que régulièrement mis à contribution, il a fait preuve d’une solidité extrême et n’a quasiment pas commis d’erreurs. Sur le premier but (4′), il ne pouvait presque rien sur une frappe à bout portant de Mandzukic. Ensuite, ses parades ont maintenu le Danemark dans le match. Il s’est même permis le luxe d’arrêter un pénalty de Modric à un moment capital (116′) puis il a stoppé deux tirs aux buts dans la séance décisive, ce qui aurait pu et dû qualifier les siens.

Croatie (4-2-3-1)

Subasic (6) : Une énorme faute de main dès la première minute aurait pu l’achever mais il a bien réagi en ne commettant plus la moindre faute. Même si les danois ne lui ont pas mis une grande pression, il a été impeccable dans ses sorties aériennes, ses relances au pied, ses prises de balles et, cerise sur le gâteau, il a stoppé trois tirs aux buts donnant la victoire au pays à damiers.

Strinic (5,5) : Entame de match extrêmement intéressante où il a su se montrer utile offensivement tout en étant serein derrière. Mais, après la pause, il a paru emprunté comme son équipe et Poulsen l’a mis en grande difficulté par ses accélérations et ses dribbles. Physiquement, il n’a pas tenu sur toute la longueur du match. Pris par les crampes, il fut remplacé par Pivaric (81′).

Vida (5) : Il a pu avoir quelques oublis et quelques approximations dans le placement. Les danois ont souvent réussi à prendre l’espace dans son dos et il a du s’employer pour préserver la tranquillité de Subasic. Il a parfois trop reculé, ce qui a offert des fenêtres de tirs aux danois.

Lovren (6,5) : Costaud et appliqué. Ceux qui se souviennent de ses bourdes en club, passez votre chemin ! Sa maîtrise a évité à son équipe de voir débarquer plus souvent les danois dans les 20 derniers mètres. Les scandinaves l’ont compris et ont axé leurs incursions sur le côté de Vida, Lovren leur ayant montré un refus net d’entrée sur son territoire.

Vrsaljko (5,5) : Il a fait son match sans forcément montrer de grandes fulgurances. Il a tenu son côté où aucun danois n’a pu l’ébranler. Offensivement, il a eu un apport irrégulier qui a diminué au fil des minutes.

Rakitic (5) : Un peu en-dessous ce soir. Il n’a pas pesé sur la rencontre et a paru peu flamboyant. Il a fait preuve d’une grande propreté dans ses relances et ses passes, ce qui a le mérite de ne pas avoir mis en difficulté l’arrière-garde croate.

Brozovic (4,5) : Ce fut une partie bien décevante pour lui ! Il n’a pas été assez entreprenant en milieu et, surtout, pas suffisamment longtemps. Pas assez disponible en milieu, il a quelque peu délaissé Rakitic et n’a pas assez protégé Modric face au pressing danois. Kovacic prend sa place (71′).

Perisic (6) : Le danger croate est souvent venu de lui. Il a beaucoup tenté avec 5 tirs et tant de situations provoquées. Sur son côté gauche, il a donné le tournis à la défense danoise, Dalsgaard en tête, mais son impact a diminué au fil de la deuxième mi-temps. Remplacé par Kramaric (97′).

Modric (6) : Plaque tournante du milieu croate, le madrilène a été quelque peu étouffé par le pressing danois qui l’a bien ciblé comme principale menace de la Croatie. Il a touché beaucoup de ballons, mais souvent trop bas, dans sa propre moitié de terrain, nuisant à sa construction du jeu croate. Toutefois, il a quand même distribué quelques caviars comme pour Rebic (115′) sur l’action du pénalty. On ne peut pas ne pas évoquer son raté sur l’exercice (116′) qui s’est finalement révélé sans conséquences.

Rebic (6,5) : Insaisissable ! En première mi-temps, les actions dangereuses de la Croatie sont venues de son côté droit où il fut très inspiré dans ses courses et ses percées. Il a souvent pris la profondeur comme sur l’action du pénalty où il fut privé d’un but qui en aurait fait le héros de ce match.

Mandzukic (4,5) : Un but de renard des surfaces (4′) et c’est presque tout ! Il n’a pas été très en vue et n’a pas été un soutien pour ses compères d’attaque. Pas à l’aise dans la défense scandinave, il n’a pas réussi à se mettre en position de marquer ou de faire marquer et il a souvent décroché parfois loin des cages de Schmeichel. Badelj le remplace (108′).

Danemark (4-1-4-1)

Schmeichel (7) : Voir ci-dessus.

Knudsen (5,5) : Défensivement, il ne fut pas l’assurance tous risques et il a été pris à défaut plus d’une fois en première mi-temps par le remuant Rebic. Cela s’est quelque peu calmé au cours de la seconde période. Offensivement, ses mains dorées et puissantes ont bien aidé sa formation : en effet, ses longues touches ont été à l’origine d’occasions et de lancements de jeu ainsi que du but danois (1′).

Jørgensen (5) : Pris de vitesse trop souvent, il a été trop perméable en entame de match, les croates entrant trop facilement dans la surface de réparation. Cela s’est amélioré ensuite, avec la supériorité des danois sur la partie. Il s’est encore rendu coupable d’une faute qui a amené le pénalty de Modric (115′) même si on peut le dédouaner puisqu’il a empêché un but quasi fait. D’un point de vue positif, il a eu une activité de tous les instants pendant deux longues heures avec un but à la clé (1′).

Kjaer (6) : Bien plus solide que son complice de la défense centrale, il a souvent réparé les bévues de ces coéquipiers comme Dalsgaard ou Jørgensen. Il a colmaté de nombreuses brèches et il est l’un des premiers à louer dans le fort rendement défensif du Danemark.

Dalsgaard (4) : Que de boulevards dans son dos ! Perisic s’est régalé face à lui pendant les 45 premières minutes. Cela s’est un peu atténué par la suite mais les actions croates dangereuses sont souvent venues de son côté, que ce soit à l’origine ou à la conclusion.

Christensen (4,5) : Souvent cantonné à un travail défensif par son entraîneur, il n’a pas été suffisamment hermétique dans l’entrejeu, ce qui a amené souvent les croates dans la surface. En plus, il ne fut pas très chanceux puisqu’il fut involontairement impliqué dans le but croate (4′) en se prenant une relance de Dalsgaard dans la tête. Schöne prend sa place dès la mi-temps (6) qui a fait une entrée très percutante, ce qui a changé littéralement la physionomie du match. Il a eu l’assurance et la solidité que Christensen n’a pas eu.

Poulsen (5,5) : Pendant 30 minutes, de la 45ème à la 75ème minute, il fut simplement irrésistible et il a mis Strinic au supplice par sa vitesse et ses dribbles. Cependant, cette bonne séquence aurait mérité d’être plus longue. En première mi-temps, son abattage défensif nous a privé de son rôle d’électron libre. La fatigue des prolongations a coupé l’élan de sa deuxième mi-temps où un meilleur réalisme de ses partenaires aurait pu faire fructifier l’apport de son jeu.

Delaney (6,5) : Il était partout ! Précieux défensivement, il n’a pas hésité à descendre très bas pour assister sa charnière centrale. Il a fait le lien entre la défense et l’attaque avec efficacité, aussi important dans les tacles que dans l’orientation des offensives des siens. Infatigable, il a commencé à jouer bien plus haut sur le terrain lors de la deuxième mi-temps. Krohn-Dehli l’a remplacé (98′).

Eriksen (5,5) : Une bonne implication avec de bonnes prises de balles mais un goût de trop peu. On peut se dire que ce fut le rendez-vous manqué pour le joueur de Tottenham qui n’a pas su profiter de l’emprise de son équipe après la 45ème minute. Sa qualité technique n’a pas permis de mettre plus en difficulté Subasic, souvent par de mauvaises décisions.

Braithwaite (5,5) : Assez intéressant pour son équipe, il a alterné repli défensif solide et combinaisons offensives avec Eriksen où il a notamment pris la profondeur. Mais, un certain déchet technique l’a empêché de pouvoir mettre en forme certaines de ses initiatives. Sisto prend sa place (105′).

Cornelius (3) : Aligné au poste d’avant-centre au coup d’envoi, il devait avoir pour mission d’aimanter les ballons comme un pivot. Malheureusement, il semblerait que le cuir ne voulait pas de lui. Il n’a pas vraiment d’influence sur la rencontre, qu’il a effectué seul sur son île, quelque peu invisible pour ses partenaires. N.Jorgensen prend sa place (66′).

Mehdi Lunay

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