Argentine - France (3-3, 4-2 TAB) : Les notes complètes [Coupe du monde - Finale]

Homme du match : Mbappé (8) : Une finale de haute volée, et une défaite à la clé... C'est tout le paradoxe de ce match. Ce n'est pas être chauvin que d'attribuer le titre d'homme de cette finale à un joueur qui marque trois buts, et qui en l'espace de deux minutes renverse la table, remet son équipe dans le match alors qu'elle était au fond du trou. Triple buteur lors d'une finale mémorable, il a, avec ses trois réalisations ce dimanche, marqué l'histoire de la coupe du monde. Astucieux, malin et joueur, on notera qu'il tire tous ses penaltys (3, tir au but compris) du même côté, presque au même endroit. Une superbe preuve de sang froid dans un moment comme celui ci face à un gardien comme celui-là. Il a beau avoir déjà marqué l'histoire de la compétition, celle-ci pourra encore compter sur lui pour l'écrire à l'avenir.

Argentine : 4-4-2

Martínez (7) : Bon pendant le match, mais meilleur aux penaltys. Il a répondu présent aux moments clés du match, en sortant l'opportunité finale pour les Français sur une magnifique sortie, beaucoup ont pu se dire : "c'était là". Car c'est bien lui qui fait la différence lors de la séance de tirs au buts, en arrêtant le second tiré par les Français, perte de confiance ensuite de Tchouaméni qui tire à côté. Il pourra être fêté tout autant que n'importe quel autre de ses coéquipiers.

Tagliafico (6.5) : Match solide, il n'a pas laissé passer grand chose sur son aile et peut remercier un Mac Allister impressionnant d'énergie pour l'aider sur le plan défensif. Remplacé par Dybala pour les tirs au buts, à la 120+1ème, qui la met au fond.

Otamendi (5.5) : Solide mais parfois mis en difficulté par les attaques françaises et surtout par Kolo Muani en seconde période, il a été bon dans l'ensemble mais en affichant ses limites.

Romero (6) : Un peu plus convaincant qu'Otamendi, il s'est montré sans doute moins en difficulté que son camarade tout en cédant du terrain et en permettant à la France de revenir dans le match par deux fois.

Molina (6) : Un match convaincant, a bien marqué Mbappé et c'était peut être le rôle le plus ingrat parmi ceux qu'il aurait pu jouer. Il l'a très bien fait puis, pour une raison assez inexpliquable, n'a plus rien fait de bien des suites des entrées successives de Camavinga et de Coman. Porté disparu, il est remplacé par Montiel à la 90ème, entré pour offrir l'égalisation sur penalty aux Bleus et prendre un jaune au passage pour une main grossière, puis pour offrir la victoire aux siens sur son tir au but. Ascenseur émotionnel.

Mac Allister (7.5) : A réellement répondu présent, en faisant pratiquement tout sur l'aile et pas que, puisqu'il revient dans l'axe et joue les contres. Au four et au moulin. Remplacé par Pezzella a la 115ème.

Fernández (6.5) : Peut-être un peu moins en vue que les deux joueurs qui l'entouraient, il a tout de même livré une belle prestation, en étant un maillon crucial d'un milieu qui a très bien fonctionné. Couronné du titre, mérité, de meilleur jeune joueur de la compétition.

De Paul (7) : A absolument tout donné sur le terrain, au pressing, au contres, en défense, a usé au moins trois poumons en ce jour de finale. Bien qu'en infériorité numérique face à trois Français, il a pu rendre le trio Français assez insipide en étant sur tous les fronts. Remplacé par Paredes à la 103ème, coupable d'un attentat en prolongation sanctionné d'un jaune assez orangé et auteur d'un des penaltys qui permettent à l'Argentine de l'emporter.

Di María (7) : Omniprésent sur son aile droite, il a poussé plusieurs fois un Hernández dépassé à la faute au pressing notamment, et concrétise la domination de son pays par un but au terme d'une action de classe. À la hauteur du rendez-vous. Remplacé par Acuña à la 64ème pour théoriquement conserver un score confortable, dans les faits vivre un enfer face à une attaque Française revigorée.

Álvarez (6) : Sans être transcendant, il a toujours été des bons coups, notamment en contres en seconde période. A peut être oublié de défendre à certaines reprises. Remplacé par L. Martínez à la 103ème.

Messi (8) : Elle était pour lui, et il a tout fait pour l'avoir. Maître à jouer de son équipe, mais c'était déjà connu, il a confirmé son statut ce soir en répondant présent avec deux buts, un sur penalty, l'autre en suivant bien un ballon repoussé par Lloris. Il vient remplir la ligne qui restait vide à son palmarès, et pourra, le plus tard possible, partir à la retraite tranquille.

France : 4-2-3-1

Lloris (7) : Comme en 2018, comme lors de cette coupe du monde, et comme toujours en équipe de France, il répond présent en sortant des arrêts venus d'ailleurs. Encore meilleur sous pression, il écœure Lionel Messi d'une claquette magnifique ou sa main, ferme, ne tremble pas alors qu'on joue la 90+7ème et que l'opportunité était parfaite pour les Argentins de prendre l'avantage avant la prolongation. Mais comme toujours aussi, il n'a pas tenu son rang sur un domaine qui lui fait défaut, les penaltys. Il n'en arrête pas un seul eu terme d'une séance vite pliée par le gardien d'en face qui maîtrise cette science.

Hernández (3.5) : Impossible de ne pas lui tomber dessus. Submergé par Di María et un pressing intenable, il a soit rendu le ballon trop facilement, soit été incapable de se projeter aux avants-postes. Ses passes n'ont pas été justes et il n'a pas fait grand chose de mieux. Remplacé par Camavinga à la 71ème, au poste de latéral gauche, qu'il a assumé avec brio, rien à voir avec la bouillie servie face à la Tunisie. Ce soir Camavinga était un chef 2 étoiles. Pas 3 par contre.

Upamecano (4.5) : Un match bien compliqué avec beaucoup de ballons qu'il doit ou dévier ou intercepter sur des contres Argentins, qu'il n'a pas fait. Au final, il a plus fait écran qu'autre chose. La question subsiste, pourquoi l'avoir préféré à Konaté, et la très bonne entrée de ce dernier ne va pas donner plus de réponses.

Varane (5.5) : Ce n'est plus le même qu'en 2018, ou il était à son meilleur niveau. Un peu dépassé par les événements, il n'a pas su mener à bien une défense en difficulté et en panne de créativité lors des relances. Remplacé par Konaté a la 113ème, auteur d'une entrée réussie.

Koundé (5) : Vraiment pas mis à son avantage ce soir, on l'a connu plus flamboyant et surtout à ce poste. Malmené par les attaquants Argentins surtout pendant la première période, il n'a pas toujours trouvé le moyen de monter pour apporter du danger devant, ce qui fait que beaucoup d'offensives sont passées par la gauche. Remplacé par Disasi à la 120+1ème, alors que Scaloni en face fait rentrer Dybala pour les penaltys. Un choix peut être un peu précipité par le feu de l'action, faire rentrer un tireur de penaltys aurait peut être été plus judicieux ?

Rabiot (6) : Grosse débauche d'énergie au milieu, bien que parfois dépassé, a toujours apporté le surnombre défensif lorsqu'il a fallu faire le dos rond. Donne d'ailleurs son corps à la France à l'heure de jeu en contrant une frappe de Messi qui n'avait plus qu'à conclure. Sans doute bien usé, tant par son rôle multi-tâches que par le pressing Argentin, il est remplacé par Fofana à la 95ème, auteur d'une entrée dynamique.

Tchouaméni (6.5) : A haussé son niveau de jeu quand il le fallait et surtout quand le momentum du match le demandait. A l'image de cette équipe, à été incroyablement bon dos au mur, et sinon assez moyen. On appréciera la force mentale du garçon, bien qu'il manque son penalty en voulant trop en mettre.

Mbappé : Voir ci-dessus.

Griezmann (4.5) : A pu apporter le danger sur coups de pieds arrêtés seulement, tant il a été pris par les milieux Argentins qui ont bien identifié son rôle de relanceur et l'ont pris à deux, au moins. Remplacé par Coman et sa vitesse qui ont fait très mal dès les premières secondes à un Molina qui aurait presque préféré continuer à prendre Mbappé, lequel se replace dans l'axe et se libère complètement. Remplacé par Coman à la 71ème, lequel transcende les Bleus par ses courses répétées.

Dembélé (4) : Impossible de ne pas parler du penalty, car c'est bien lui qui offre l'opportunité tôt dans le match aux Argentins de prendre les devants. Les choses sont ainsi, le penalty est très, très sévère, mais il n'a pas à faire cette poussette sur Di María, surtout dans sa surface. L'inéxperience et le manque de savoir-faire défensif. Pas plus en réussite devant, le néant absolu. Remplacé avant la mi-temps par Kolo Muani à la 41ème, un vrai coup de Deschamps qui a complètement payé, le joueur de Francfort a été une vraie menace pour les Argentins et pousse Otamendi à la faute à plusieurs reprises, mais surtout à la fatidique 79ème minute, ou il provoque un penalty décisif. Mbappé se charge de la suite...

Giroud (4) : Pris en grippe par Otamendi et Romero, qui ne sont pas non plus des monstres physiques, il a surtout souffert du fait que pratiquement aucun ballon ne lui est parvenu, le point de fixation qu'il est n'a finalement pas fixé grand chose. Sorti dès la 41ème minute et remplacé par Thuram, coup de génie ou coup sur la tête pour DD ? Et bien comme toujours, coup de génie. On a sans doute tous douté devant notre télé mais on ne devrait pas tant ses choix sont toujours justes, et encore ce soir.

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