Euro Espoirs – Finale | Les notes de Allemagne-Espagne (1-0)

Homme du match : Weiser (7) : Bourré de bonnes intentions dès l’entame de match, il était partout et nul part à la fois, prévisible et subtilement venu reprendre un centre de Toljan d’une magnifique tête lobée qui fait de lui le héros de ce match. A cela s’ajoutent une lecture du jeu et un sens collectif qui reflètent la capacité de l’Allemagne à fournir des bons footballeurs comme lui.

Allemagne 

Pollersbeck (6) : Le nouveau gardien de Hambourg a été impeccable dans le domaine aérien tout en sortant superbement les rares occasions espagnoles, notamment cette frappe sèche de Niguez avant l’heure de jeu.

Toljan (6) : Combatif à défaut d’avoir été parfait dans ses tâches défensives, il a su calmer les ardeurs des Deulofeu et autre Asensio dans son couloir. Pas toujours en vue dans le camp adverse, il adresse toutefois un centre savamment dosé sur la tête de Weiser pour l’unique but de la soirée.

Stark (7) : A l’instar de son acolyte dans l’axe, il a mis son corps à rude épreuve pour anticiper, contrer et soulager son équipe. Dans un match au couperet, le jeune loup a su se remettre de son absence en demi finale en affichant une hargne admirable.

Kempf (7) : La vivacité d’un Boateng avec l’aisance physique d’un Hummels, à coup sûr le défenseur de Fribourg a marqué les esprits tant dans le domaine aérien que dans son placement irréprochable, que ce soit pour écarter le danger ou mettre son corps en opposition sur les tentatives adverses.

Gerhardt (7) : Peut-être pas l’homme du match mais un vrai coup de coeur pour le jeune latéral de Wolfsbourg. Il n’a jamais cessé de faire des aller-retours dans son couloir sans mettre en péril son équipe. Il a notamment distillé plusieurs bon centres tout en contenant relativement bien Deulofeu. Le successeur de Ricardo Rodriguez en club est certainement déjà tout trouvé.

Haberer (5) : Parfois maladroit dans ses interventions ou ses transmissions, sa niaque et sa solidité défensive ont suffi au bonheur de son équipe. Il est secondé par Kohr (82′).

Meyer (6) : S’il n’a pas été très visible dans la zone de vérité, c’est souvent par lui qu’a transité le jeu de son équipe aux abords de la surface ibérique. Il ne s’est que très rarement trompé d’options au moment de décaler un de ses coéquipiers. Un formidable rouage dans un collectif bien huilé.

Arnold (5) : Plus reculé qu’un Meyer, il a colmaté les brèches et effectué un travail de sape peu visible. Il lui est arrivé de faire preuve de maladresses mais l’imperméabilité de la Mannschaft est à mettre au crédit du placement de l’ensemble des milieux également.

Weiser (7) : Voir ci-dessus.

Gnabry (5) : Certes exemplaire défensivement à de multiples reprises, il a fait preuve d’une grande maladresse dans la surface espagnole alors qu’il s’est retrouvé régulièrement en position idéale. Pour s’imposer au Bayern, il lui faudra être plus tranchant au moment de conclure. Suppléé par Amiri (81′).

Philipp (4) : En l’absence du titulaire naturel, Selke, il a dû assumer la lourde tâche d’occuper la pointe de l’attaque. Le moins que l’on puisse dire, c’est que sa partie a été compliquée, avec peu de ballons touchés, dans la surface ou non, il a peiné à se positionner et se mettre en valeur. Il cède sa place à Oztunali (87′).

Espagne

Arrizabalaga (4) : A priori trop avancé sur le but de Weiser, cette petite erreur en apparence aura coûté cher à son équipe. Il aura été toutefois précieux sur les corners.

Bellerin (4) : Il a attendu un peu plus d’une mi-temps pour sortir de sa zone de confort et prendre davantage de risques dans le camp allemand, d’autant que sa performance défensive n’est pas très reluisante face à des Gerhardt et Gnabry débordants d’envie.

Mere (4) : Souvent pris en flagrant délit au marquage, les incursions d’un Gnabry ou d’un autre joueur allemand l’auront sans cesse mises en difficulté.

Vallejo (3) : Le défenseur prêté cette saison par le Real Madrid est en partie fautif sur le but de Weiser sur lequel il est devancé par le jeune allemand, la faute à un marquage laxiste. Un laxisme que l’on a pu retrouver à plusieurs reprises dans une zone à risque.

Jonny (3) : Auteur de bévues défensives qui auraient pu avoir des conséquences importantes, il est également débordé par Toljan sur l’unique but de cette partie. Son absence sur le point offensif a été compensée par sa sortie au profit de Gaya (51′), bien plus entreprenant.

Llorente (5) : Il a ratissé les petits espaces pour essayer de préserver l’illusion d’une potentielle solidité défensive espagnole. Néanmoins, il est également tombé dans une phase de frustration en commettant des fautes bêtes, en concédant des espaces de plus en plus grands et en rendant bien trop facilement le cuir à l’adversaire. Mayoral (83′) le remplace.

Niguez (5) : Comme l’ensemble des starlettes espagnoles, il aura déçu, la faute à un ensemble d’erreurs, des mauvais choix que des exploits personnels n’auront pas suffi à faire oublier ses errances.

Ceballos (4) : Élu meilleur joueur du tournoi, il était loin d’être le cador de cette finale. Moins précis à la création, moins souverain à la récupération, il laisse filer Toljan sur l’ouverture du score. Seul un éclair de génie à la vingt minutes du terme aurait pu remettre sa sélection dans le droit chemin, en vain.

Deulofeu (3) : La technique et la prévisibilité d’un Robben, en repiquant souvent dans l’axe, sans la faculté à conclure ses actions ou se comporter en réel leader sur le terrain pour un capitaine.

Asensio (5) : Quelque peu décevant ce soir, il n’a pas toujours fait les bons choix en dépit d’une disponibilité qui constitue sa marque de fabrique. Il lui a manqué une pointe de clairvoyance et d’inspiration pour une finale.

Ramirez (4) : Un match difficile dans lequel il s’est retrouvé esseulé sans s’avérer vaincu avec un bon travail en pivot qui n’aura jamais connu de suite heureuse. Il est suppléé par Williams (71′).