Ligue des Champions – 3ème tour (retour) I Les notes de Ajax – Nice (2-2)

Homme du Match : Dante (7) : le patron, le capitaine d’une équipe qui n’a peur de rien. Impérial dans les airs, autoritaire au sol, le brésilien a livré un match de haut niveau. L’auriverde reverdit sous le maillot niçois, soutenu par un coach visionnaire qui lui donne une confiance inébranlable.

Ajax

Onana (2): pas décisif et pris au piège sur le 2-2 salvateur par une géniale talonnade de Seri.

Viergever (2): inexistant sur tous les plans, le couloir gauche a été une Promenade niçoise.

De Ligt (4): le prodige batave a globalement répondu présent face à un Pléa volontaire mais à court de forme, mais il a décliné au fil du temps jusqu’à son remplacement par Neres à la 86′.

Sanchez (5.5): très athlétique il a joué sur son registre et a conclu une action collective de toute beauté sur le deuxième but des locaux. Il a fini avant-centre d’une équipe qui a abandonné son identité pour balancer de longs ballons qu’elle ne sait pas négocier.

Veltman (2.5): guère meilleur que son compère à gauche, l’international néerlandais a déçu.

Schöne (3.5): très discret au milieu de terrain mais plutôt présent à la récupération, son influence sur le jeu de l’Ajax a baissé au fil de la rencontre. Remplacé à la 82′ par le revenant Klaas Jan Huntelaar.

Van de Beek (6.5): l’un des meilleurs sur le terrain en première mi-temps, il réalise un but formidable sur un modèle de contrôle orienté : un but d’avant centre de métier. À l’image de ses coéquipiers il a souffert physiquement à partir de la 70′.

Ziyech (6): discret puis omniprésent, son pied gauche a fait des misères aux niçois. Il a eu du mal à trouver ses joueurs offensifs et notamment ses ailiers trop individualistes. Il a été le détonateur du jeu mais il a manqué de solutions et a fini par chercher à briller seul.

Younes (2.5): individualiste à l’extrême il a déséquilibré le jeu offensif de son équipe par égoïsme puis timidité.

Kluivert (6): son coach a bien compris que Sarr n’était pas un spécialiste du poste et a certainement donné carte blanche au petit prodige, qui ne s’est pas privé de coups d’éclats: chevauchées, feintes de corps … Une très grosse première mi-temps où il a brillé individuellement mais aussi par son altruisme pas concrétisé. Il a ensuite disparu du match et a laissé sa place à la 78′ à de Jong que l’on n’a pas vu.

Dolberg (4.5): pris en individuel par Dante et probablement loin d’être à 100 % physiquement, le prodige danois a brillé par intermittence. Ceci dit son élégance et la justesse de son jeu ont mis à mal la défense niçoise qui lui a répondu au métier, à l’ancienne.

Nice

Cardinale (4): il avait à coeur de se racheter mais a faillit couter un nouveau but casquette. Souvent à la limite, il ne rassure pas mais écarte le danger avec les moyens du bord, au courage. Il ne peut rien sur les deux buts.

Sarr (2): il n’est pas à l’aise à ce poste c’est une évidence. Il en a vu de toutes les couleurs face à Kluivert mais il ne s’est pas démobilisé pour autant et a continué à prendre des risques payants sur ses relances. Il continue son apprentissage qui devrait le mener haut. Remplacé par un Vincent Marcel courageux et héroïque bien que maladroit.

Le Marchand (6.5): il a plié sur l’égalisation en se faisant manger sur le contrôle orienté mais n’a pas sombré et a finit impérial malgré une cheville qui a tourné. Il a serré les dents et nous avec lui.

Dante (7): voir ci-dessus.

Souquet (5): buteur précoce et opportuniste il n’en finit plus de surprendre. Il a livré un match moins ambitieux qu’à l’aller et a globalement subit sur son côté mais il n’a pas rompu et c’est l’essentiel.

Koziello (5.5): quel joueur serait-il avec un physique plus étoffé ? Il est au coeur du jeu et malgré sa corpulence pas adaptée aux débats physiques il tire son épingle du jeu à l’intelligence et au culot. Son avenir est en suspens, il serait de bon ton de le clarifier pour le bien du collectif niçois.

Seri (6.5): le maestro ne va pas faire taire les rumeurs avec ce nouveau match XL. Il a eu du mal à être dominateur face à un milieu adverse fourni et a souffert d’un premier rideau défensif niçois inefficace. Probablement gêné par un pépin physique : il est au sol sur l’égalisation de l’Ajax ; il ne s’est offert qu’une seule chevauchée mais elle a été flamboyante, ponctuée d’une talonnade de génie.

Srarfi (2.5): deux fulgurances d’entrée, mais sa cheville a tourné sur une course et a eu raison de son match où il a disparu très vite. Laissé aux vestiaires à la mi-temps c’est le futur joueur de l’Inter Dalbert (2) qui est entré. Match insuffisant pour lui qui n’est que l’ombre du joueur de la saison passée. Son cas aurait dû être mieux géré par le board niçois.

Eysseric (6): du déchet, de grosses absences défensives, un carton jaune stupide mais des gestes de classe et une technique qui fait du bien en phase de possession. Il est en route vers la Fiorentina mais peut partir la tête haute il a livré une belle prestation finale.

Lees-Melou (3): l’air de rien il a joué le match le plus important de sa carrière atypique et l’enjeu a pris le pas sur son jeu. L’Amsterdam Arena peut être impressionnante pour un joueur qui débute au niveau européen. Il aurait dû être plus généreux dans l’effort défensif pour permettre à Souquet de se projeter davantage.

Pléa (5): chapeau ! Lui qui n’a plus commencé un match depuis mi-février nous a offert un match généreux et exemplaire sur l’engagement. Il est allé au bout de lui-même bien que loin d’être physiquement prêt cela s’est ressenti dans ses frappes de balles. Il ne pouvait pas marquer mais il n’a rien lâché.