28ème j. | Les notes de Bayern – Dortmund (4-1)

Homme du Match: Arjen Robben (9): la personnification du match winner du collectif bavarois. Le hollandais volant a plané sur la rencontre. Intouchable et dangereux tout le match. Certes, il prend tous les tirs mais peut-on réellement le lui reprocher quand il est à un tel niveau ?

Bayern

Ulreich (4): pas rassurant collectivement, la faute à un jeu au pied défaillant. Battu sur une frappe magnifique il n’a ensuite été sollicité qu’à deux reprises: battu par Aubameyang mais sauvé par Boateng puis décisif face à Pulisic.

Alaba (6.5): prestation convaincante à plusieurs niveaux, il a soulagé son axe défensif grâce à sa vitesse et a combiné à merveille avec Ribery. Il n’a manqué que le geste juste dans les 20 derniers mètres.

Boateng (5): match serein où il a laissé Martinez faire les efforts pour lui. Il se signale lors de cette folle 67′ en sauvant avec grande classe un ballon de but d’Aubameyang.

Javi Martinez (6): très solide, l’international espagnol a compensé l’explosivité d’Aubameyang par un placement impeccable. Il sort à dix minutes du terme pour laisser entrer l’habituel titulaire Mats Hummels.

Lahm (5): match très tranquille pour le capitaine qui délivre une passe décisive très tôt puis a compris que monter ne servirait à rien tant Robben a pris les choses en main.

Vidal (4): coupable d’une faute de relance sur l’ouverture du score, il a passé une première période compliquée avant de monter en puissance au long de la seconde.

Xabi Alonso (6.5): le professeur du milieu de terrain a donné la leçon à la jeune garde de Dortmund. Jeu court, jeu long, placement, il leur a passé tout le registre.

Thiago Alcantara (5): positionné en n°10, il a bien moins rayonné que d’habitude.

Ribéry (8.5): match étincelant pour l’enfant terrible du football français qui rajeunit sous les ordres de Carlo Ancelotti. Il ouvre le bal dès la 4′ d’une reprise puissante à l’entrée de la surface puis fait peser une menace constante sur la défense adverse. Il sort sur une standing ovation à la 74′ au bénéfice de Douglas Costa.

Robben (9): voir ci-dessus.

Lewandowski (8): buteur sur coup franc à la 10′, il use la défense adverse par son imposant physique et son jeu dos au but et finit par obtenir un penalty qu’il transforme à la 68′. Touché à l’épaule après son contact avec Bürki, il cède sa place à Kimmich.

Dortmund

Bürki (2): bombardé de tous les côtés (notamment celui de Robben), le portier a passé un sale samedi ; à l’image du penalty concédé.

Schmelzer (3): clairement impuissant face à Robben, le capitaine a passé son match à lui courir après.

Bartra (2): il a souhaité jouer la carte physique sur Lewandowski. Visiblement un mauvais calcul tant le polonais l’a éteint.

Sokratis (3): le seul défenseur à tenir à peu près son rang, il a écopé autant que possible et tenu le choc physiquement. Il en aurait fallut d’autres comme lui.

Ginter (2.5): son physique lourd a été mis au supplice par la vivacité de Ribéry et Alaba.

Passlack (3): le juvénile arrière droit a longtemps semblé beaucoup trop tendre pour ce Klassiker. Il faut lui reconnaitre une certaine force de caractère car il n’a pas sombré et n’a jamais baissé les bras.

Castro (3): beaucoup trop discret pour exister face à des joueurs ultra-expérimentés. Sorti à la mi-temps pour permettre à Sebastian Rode de renforcer défensivement le couloir droit.

Guerreiro (5.5): lui aussi sous l’eau au milieu de terrain, il a néanmoins égayé sa partie par quelques montées de balles individuelles et un but sublime à la 20′. Préservé à la 69′, il est substitué par Merino.

Pulisic (4): trop peu visible collectivement, il n’a brillé que par de rares intermittences. Probablement le plus dangereux des marsupiaux.

Dembélé (2): beaucoup d’envie et de jambes mais des carences de concentration et d’agressivité. Cela s’est ressenti dans ses choix offensifs et sur le coup-franc de Lewandowski où il baisse la tête pour éviter le ballon. Remplacé à l’heure de jeu par Emre Mör.

Aubameyang (4): un parfum de grande frustration doit l’envahir ce soir, la faute à un schéma tactique qui l’a isolé du monde et contraint à courir après les longs ballons. Il aurait pu trouver l’ouverture sans un sauvetage de classe de Boateng.